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Amir Haddad, ancien sergent-chef des renseignements de l’armée israélienne, boycotté aux Francofolies !

Amir Haddad, ex-sergent des renseignements israéliens, est au centre d'une polémique à cause de son soutien à Tsahal et de son silence sur Gaza, provoquant des annulations d'artistes aux Francofolies 2025.

mise à jour le 16/07/25

Amir aux Francofolies : soutien à Tsahal, silence sur Gaza. La musique peut-elle être apolitique quand des civils meurent
Dans le monde scintillant de la pop française, Amir Haddad, l’ancien sergent-chef des renseignements de l’armée israélienne (Tsahal) traîne un bagage bien plus lourd que ses refrains sucrés. Alors que le conflit israélo-palestinien déchire les consciences, le chanteur, révélé par The Voice et représentant de la France à l’Eurovision 2016, se retrouve sous le feu des critiques pour son soutien affiché au sionisme et son mutisme face au génocide en cours à Gaza.

Un passé militaire et des choix qui interrogent

Amir Haddad, c’est d’abord une success story à la française : de The Voice à l’Eurovision, mais son passé de sergent-chef dans les renseignements de Tsahal, l’armée israélienne, refait surface. Et pour cause : loin de se contenter d’un service militaire obligatoire, Amir semble avoir embrassé la cause israélienne avec une ferveur qui frise l’indécence pour certains.

En 2008, il chantait au gala Migdal, une organisation française qui soutient les Magav, la police des frontières israélienne, souvent pointée du doigt pour ses méthodes brutales. Lors de cet événement, Amir a interprété un titre dont 10 % des revenus étaient destinés à des « associations pour le soldat » israélien. Un choix qui, à l’époque, passait inaperçu, mais qui, en 2025, résonne comme une provocation alors que Gaza pleure ses morts sous les bombes.

Et que dire de sa signature sur une lettre ouverte de la Creative Community For Peace ? Ce texte, qui défend le « droit d’Israël à se défendre », est perçu par beaucoup comme une justification implicite des dizaines de milliers de morts palestiniens et du déplacement forcé de millions d’autres. Un nettoyage ethnique pour les uns, une légitime défense pour les autres. Amir, lui, a choisi son camp, et ce n’est pas celui des opprimés, selon ses détracteurs.

Une polémique qui éclate aux Francofolies

L’été 2025 aurait dû être celui de la fête pour Amir, avec une tournée prévue à travers la France, dont un passage très attendu aux Francofolies de Spa. Mais la programmation du chanteur a mis le feu aux poudres.

Des artistes comme Colt, Lovelace, Nicou, Lauravioli, Isaac, Libra Romea, CHOSE, SMR, Nkey et Mado ont publié un communiqué cinglant, relayé par DH Les Sports+ :

« Nous, artistes programmés aux Francofolies de Spa, refusons de cautionner la présence d’Amir sur scène. »

Un membre anonyme du collectif a enfoncé le clou :

« Les révélations sur son soutien à Israël, portées par des associations militantes, nous mettent profondément mal à l’aise. »

Le collectif Liège Occupation Free a également dénoncé la venue d’Amir, pointant son appui public à un État accusé de crimes de guerre. Mais le coup le plus dur est venu de Yoa, étoile montante de la chanson française, qui a purement et simplement annulé sa participation au festival. Sur Instagram, elle a lâché une bombe :

« Mes valeurs humanistes m’interdisent de partager la scène avec quelqu’un qui ferme les yeux sur le génocide en Palestine et soutient l’armée israélienne. »

Un uppercut qui a résonné bien au-delà des réseaux sociaux.

Les Francofolies dans la tourmente : un choix qui divise

Face à la tempête, les organisateurs des Francofolies ont tenté de calmer le jeu, mais leur réponse a des airs de pirouette maladroite :

« Nous avons programmé Amir pour sa musique, pas pour ses opinions. »

Une défense qui sonne creux alors que le monde artistique se mobilise de plus en plus sur des questions géopolitiques. En pleine guerre à Gaza, où les bilans humains s’alourdissent chaque jour, le silence d’Amir sur les massacres est assourdissant. Pas un mot, pas une larme pour les victimes palestiniennes. À la place, un soutien indéfectible à un État accusé de violations des droits humains. Difficile de ne pas y voir une forme d’hypocrisie, quand on sait que le chanteur n’hésite pas à parler de paix dans ses chansons.

Alors, que reste-t-il de l’image d’Amir, ce garçon solaire qui chantait l’amour et l’espoir ? Un masque, disent certains, qui cache un engagement politique douteux. Tandis qu’il s’apprête à fouler les scènes françaises, une question persiste : combien de temps pourra-t-il chanter la paix tout en ignorant le sang versé à Gaza ? La réponse, elle, risque de ne pas plaire à tout le monde.

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