James-Webb livre des images inédites d’un astéroïde record
Le 8 mars dernier, les instruments infrarouges NIRCam et MIRI du télescope ont capturé des clichés détaillés de l’astéroïde, le plus petit jamais observé par cet équipement. D’une taille estimée à 60 mètres (soit un immeuble de 15 étages), 2024 YR4 présente des caractéristiques thermiques inhabituelles, suggérant une surface rocheuse et dépourvue de poussière.
#Asteroid 2024_YR4 may collide with the Moon 🌙.
Its nominal trajectory, based on updated observations, shows a lunar impact on Dec 22, 2032.
But the odds of collision remain low. pic.twitter.com/ayg7KgfZXp— Tony Dunn (@tony873004) April 2, 2025
Une collision lunaire ? Les probabilités augmentent
Selon le Jet Propulsion Laboratory, les chances d’impact avec la Lune sont passées de 1,7 % à 3,8 % entre février et avril. Si le risque reste faible (96,2 % d’évitement), un tel événement serait une aubaine scientifique. « Nous n’avons jamais observé la collision d’un objet de cette taille avec la Lune », souligne Julia de León, astrophysicienne aux îles Canaries.
Une opportunité pour la recherche spatiale
Au-delà de la menace, cette surveillance permet d’affiner les protocoles d’observation des astéroïdes. Andy Rivkine, chercheur à l’université Johns Hopkins, explique que ces données aideront à mieux réagir face à de futures alertes. La Nasa poursuivra ses analyses jusqu’en mai 2025, date des prochaines observations.
Que l’on agite la peur d’un astéroïde ou qu’on se réjouisse de son potentiel impact sur la Lune, tout cela relève de cette même logique de fascination pour le spectaculaire qui masque l’impuissance organisée de nos États. La trajectoire de 2024 YR4 n’est pas anodine dans son traitement médiatique : on nous annonce d’abord une menace pour la Terre, ensuite un soulagement, puis l’idée que la Lune pourrait être frappée — et au lieu de s’inquiéter, certains y voient une « opportunité scientifique ». Voilà l’aveu : tout est bon pour entretenir un récit de contrôle, de surveillance, d’expérimentation — même la destruction potentielle d’un corps céleste qui fait partie intégrante de notre équilibre naturel, symbolique, historique.
Ce n’est pas la peur qui nous gouverne, c’est l’habitude de déléguer à une technocratie spatiale le destin de nos cieux. Les agences comme la NASA s’arrogent le monopole de la vigilance cosmique et transforment chaque incident céleste en opération de communication, en justification de leur budget et de leur pouvoir. Pendant que l’on contemple des images de rochers de 60 mètres de diamètre, notre environnement terrestre, lui, est modifié, contaminé, surveillé sans notre consentement.
Lame Insoumise ne nie pas les réalités du ciel — elle affirme que toute science qui ne s’adosse pas à la souveraineté des peuples devient une tyrannie. Quand la Lune est menacée, ce n’est pas juste une « chance d’observer », c’est peut-être une alerte de plus dans le dérèglement cosmique provoqué par une humanité ivre d’interventionnisme, de contrôle, de domination.
Et pendant que les experts se frottent les mains à l’idée de filmer un cratère en direct, qui parle de ce que nous détruisons ici-bas, au sol, à chaque minute ? Qui nous protège des menaces manufacturées, politiques, industrielles ? Qui nous consulte ?
Qu’un astéroïde frappe la Lune ou non, cela ne changera rien à la trajectoire d’effondrement que nos prétendues élites poursuivent en aveugles. Mais cela nous rappelle au moins une chose essentielle : nous ne maîtrisons rien. Et c’est précisément pour cela que nous devons reprendre le contrôle de tout.