Nicolas Bouzou, expert en quoi ?

mise à jour le 01/07/21

Nicolas Bouzou donne son avis sur tous les plateaux télé, dans tous les journaux : Le Figaro, Les Échos, L’Express, le Financial Times. 

Un sacré parcours d’expert !

Il a fait partie du conseil d’analyse de la société auprès du Premier ministre François Fillon, mais ne s’y est guère fait remarquer. A part en préconisant l’exploitation du gaz de schiste : « Est-ce que la bataille pour le “made in France” ne serait pas considérablement facilitée si le gouvernement ouvrait la porte à l’exploitation du gaz de schiste, comme sont en train de le faire de plus en plus de pays ? »

En 2014 il participe à l’éphémère Keyser Söze (une sorte de colloque-canular du nom du mystérieux criminel de Usual Suspect), un groupe de réflexion prestement enterré par Jacques Attali.

Il est un des vice-présidents du Cercle Turgot. D’autres célébrités de plateaux télé en font partie : Nicolas Baverez, Daniel Cohen, Jean-Marc Sylvestre. Jean-Claude Trichet est président du Grand Jury du Prix Turgot organisé par les élèves de l’Institut de Haute finance. Ça c’est pour avoir une idée du décor idéologique…

Une présence ad nauseam

Nicolas Bouzou est un « expert » incontournable. Il est partout !

Acrimed a fait la liste de ses apparitions en 2020. Sur Europe 1 le 8 mai 2020. Sur France 5 le 7 mai. Sur Paris Première le 6 mai. Sur CNews le 5 mai. Dans les Échos le 5 mai. Dans Le Figaro, le 2 mai. L’Express , le 3 mai. Paris Match, le 2 mai. Sur France Info le 30 avril. Avec Yann Barthès dans « Quotidien » sur TMC, le 29 avril. Le même jour il saute d’un plateau à l’autre. Le 29 avril il a pu exprimer toute son admiration pour le système capitaliste dans L’Expansion, sur CNews, Skynews, Huffingtonpost. Le 28 avril il était sur CNews. Le 27 avril il était au « JT » de TF1. Le 26 avril  sur L’Express. Le 25 avril dans « C dans l’air » sur France 5. Et sur Arte le 23 avril. Sur Skynews et Europe 1 le 22 avril. Canal + le 20 avril. Dans L’Express le 19 avril. Dans « C dans l’air » sur France 5 le 18 avril. Sur LCI, L’Expansion  et le Journal du Dimanche le 16 avril. BFM-TV le 15 avril. Sur CNews le 14 avril. Sur Europe 1  et Canal + : 13 avril. France Inter le 10 avril ; Radio Classique le 8 avril. Valeurs Actuelles, « Quotidien » sur TMC, Sud Radio le 7 avril. Les Échos le 6 avril ; L’Expansion le 1er avril…

Son cabinet de conseil Asterès : une coquille vide

Nicolas Bouzou n’a jamais travaillé en entreprise, ce qui ne l’a pas empêché de créer le cabinet de conseil Asterès pour donner des conseils aux entreprises. Il l’appelle « groupe » Asterès, mais il ne s’agit que d’une SARL unipersonnelle. Son siège social est à une adresse boîte aux lettres, partagée avec 31 sociétés, chez Sofradom 81, rue Réaumur Paris 2e, Escalier B, 3e étage face.

La fine équipe d’Asterès : des débutants

L’équipe a été recrutée vite fait, sans aucune expérience professionnelle en entreprise. Il suffit de lire les vagues CV et surtout de garder à l’esprit que le mot « expérience » sans autre précision doit être traduit par « stage ».

Guillaume Moukala Same : il rejoint Asterès après un passage à l’Institut Sapiens puis au service économique de l’Ambassade de France en Estonie.
Matthieu Berrone : il rejoint Asterès en 2021après plusieurs années d’expérience professionnelle entre la France et le Chili.
Sylvain Bersinger : il a travaillé dans l’enseignement et la vulgarisation en économie.
Alice Bouleau : elle rejoint Asterès en 2020 après plusieurs expériences dans la presse écrite, la télévision et le podcast.
Louis Anicotte :   il rejoint Asterès en 2019, après une première expérience comme chargé d’affaires institutionnelles à la Caisse des Dépôts.
Charles-Antoine Schwerer : est directeur des études chez Asterès — pas de mention d’activité professionnelle.
Pierre Bentata : enseigne dans une école de commerce privée, la South Champagne Business School de Troyes.
Constance Peruchot : a acquis différentes expériences dans le milieu culturel.

Cela n’empêche pas toutes ces marionnettes d’afficher pour projet de « mettre l’analyse économique au service des entreprises et même des gouvernements ».

Le fabuleux Cercle de Belém

Nicolas Bouzou et Pierre Bentata ont co-fondé le Cercle de Belém « pour défendre la démocratie ». Dès le début, on commence à se méfier. La guerre en Irak, c’était pour défendre la démocratie, non ? 

« Avec la montée des conservatismes et des extrémismes partout dans le monde, la défense de la liberté et de la démocratie devient un défi universel. Face aux dangers du repli sur soi, le Cercle de Belém élargit la portée de son action pour promouvoir une société humaniste et ouverte dans une perspective mondiale. » C’est beau comme du Klaus Schwab !

Les huit membres du cercle demeurent aux Pays-Bas, à Londres, au Maroc, au Kazakhstan… Ils sont de tous horizons. Demosthenes Davvetas, philosophe, poète et artiste, vit à Athènes, un autre, Stefano Adamo, est professeur de culture italienne à Banja Luka (Bosnie-Herzégovine), d’autres encore naviguent à travers les think tanks.

Il ne faut pas croire pour autant qu’ils ne font rien ! En 2016, avec le financement d’Abbvie, a eu lieu la conférence « Du risque à l’innovation : valoriser les médicaments en France et en Europe ». En 2018 l’Institut Pasteur a sponsorisé le colloque « L’humain dans l’innovation technologique en santé ».

Tant de compétences ne peuvent qu’aboutir à des analyses de qualité

Quelques pépites…

« C‘est le moment d’acheter en Bourse ! » assurait-il en avril 2008.

« Dans dix ans, nous aurons deux fois trop de lits d’hôpitaux. » 29 septembre 2014 Twitter.

« Les pays qui surtaxent les génies et le capital n’auront pas les grandes entreprises du XXIe siècle, pas les big data et pas les algorithmes. Ils sortiront simplement de l’histoire. » (Entretien à L’Opinion, 29 septembre 2017).

« Si on ouvrait quinze dimanches par an les grands magasins, ça créerait vingt mille emplois, soit sept fois l’usine PSA d’Aulnay. »

« Mettre un masque quand cela est nécessaire est un acte libéral au sens classique : il s’agit d’être responsable et solidaire. Le discours populiste anti-masque est égoïste et grossier. » Sur LCI Twitter 6 août 2020.

« La conjoncture économique est bonne, et elle le restera tant que la situation sanitaire s’améliorera (si ce n’est pas encore fait, faites-vous vacciner d’urgence !) » L’Express 24 juin 2021

Nicolas Bouzou n’est pas seul expert à « informer »

Nous avons droit aussi à Thomas Porcher qui s’est lâché sur RMC, le 29 juin : les non-vaccinés sont des abrutis qui n’ont rien dans le crâne et à qui il faut rendre la vie beaucoup plus difficile. 

Nous avons aussi Emmanuel Lechypre, pour qui le Smic est « une machine à fabriquer du chômage ». Il donne le vertige par sa hauteur de vue : « Les non-vaccinés, je ferais tout pour en faire des parias de la société. Moi, je les attends, on vous vaccinera de force. Moi, je vous ferai emmener par deux  policiers au centre de vaccination. Il faut aller les chercher avec les dents et les menottes ! » Ça c’était le 30 juin sur RMC .

Pendant qu’on fait le buzz…

Les bourdes et buzz de ces paillasses sont des coups de sonde pour savoir jusqu’où les libertés peuvent être supprimées. Et puis pendant ce temps-là…

– « on » ne parle pas de la vente des réserves d’or de la France sous prétexte de lutte contre les inégalités mondiales,

– « on » ne parle pas de l’ouverture d’une usine de production de batteries du groupe chinois Envision, à côté de à Douai. Elles seront un élément clé de la production Renault-ElectriCity de voitures électriques,

« on » ne parle pas des morts de la vaccination

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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