Selon lui, le tableau est accablant. Face à un président au « charisme hors du commun » et « limite inhumain », capable de « vendre du sable à des bédouins », la délégation syndicale, à l’exception de Pierre-Guillaume Mercadal, s’est soumise. Le verdict est sans appel : le Mercosur sera signé, Macron y étant favorable, arguant d’un impuissance feinte face à l’Europe. Le charisme du président aurait impressionné la FNSEA dont on pensait que les intérêts du groupe Avril qui la dirige suffisaient à expliquer sa soumission à l’Union européenne et au Mercosur.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, n’aura montré, quant à elle, qu’« arrogance et mépris », allant jusqu’à glorifier les abattages sanitaires de cheptels, présentés comme un « honneur » pour les éleveurs contraints et anéantis. Au final, le bilan se résume à un « sucre » – l’abandon d’une taxe sur les engrais – jeté en pâtée pour faire taire la révolte. Pour l’éleveur, désormais « au point de non-retour », la conclusion s’impose : « Maintenant, il faut que les actions deviennent violentes. On doit durcir le ton. Sinon, on va tous crever comme des chiens. »
Selon Pierre-Guillaume Mercadal, nous sommes en plein conflit psychologique. Faute d’analyse politique et économique, face à un président qu’il trouve charismatique, il incite les agriculteurs à faire une grosse colère. Pas plus que Éric Zemmour, dont il est proche, il n’envisage de quitter l’Europe. L’art d’emmener les agriculteurs, une fois de plus, droit dans le mur.
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