Rose Ameziane, défendant avec une dignité remarquable la nécessité de nommer et d’humaniser les victimes civiles de Gaza, a vu André Bercoff sombrer dans une diatribe indigne. Alors que la conversation s’en tenait à un rappel humaniste suite aux manifestations parisiennes, le chroniqueur, connu pour son sionisme militant, a qualifié ses propos « d’abjects ».
Il a ainsi démontré que toute velléité de compassion pour le peuple palestinien était immédiatement assimilée à un soutien au terrorisme dans une certaine frange médiatique. Cet échange souligne l’impossibilité d’un dialogue apaisé, systématiquement étouffé par des procès en indignité et des campagnes de délégitimation. La Palestine pleure ses morts dans l’indifférence que lui oppose ce genre de tribuns.
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