Jérôme Barella : un prédateur laissé en liberté
Dès août 2025, une plainte pour viols répétés sur une autre mineure avait été déposée contre Jérôme Barella, le principal suspect. Pourtant, cette affaire n’a jamais été traitée en urgence. Résultat : l’homme est resté libre. Libre de commettre l’irréparable.
Incroyable ! (cf document ⤵️)
Le rapport d’inspection sur la terrible affaire Lyhanna confirme à 100% ce qu’on disait : les violeurs d’enfants sont laissés libres pendant que les paysans sont traqués !
En effet, page 31 de ce rapport, on apprend que « 100% des effectifs… pic.twitter.com/NtfKqCRifx
— Florian Philippot (@f_philippot) June 25, 2026
La gendarmerie mobilisée… pour les vaches
Le rapport révèle un détail édifiant à la page 31. Entre le 17 décembre 2025 et le 27 janvier 2026, 100 % des effectifs disponibles de la gendarmerie du Gers, y compris ceux de la compagnie de Condom, ont été mobilisés sans discontinuité. Les repos hebdomadaires ? Annulés. Les procédures judiciaires et administratives ? Reportées. Et pour quelle raison ? La crise d’ordre public provoquée par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), cette maladie virale des bovins qui a entraîné des abattages massifs et des restrictions sanitaires draconiennes.
Pendant sept semaines, la gendarmerie a donc été entièrement accaparée par la gestion de cette crise agricole. Pas pour traquer les prédateurs sexuels. Pas pour traiter en priorité les plaintes pour viols sur mineures. Non, pour contenir la colère des éleveurs face aux mesures gouvernementales.
Un système à bout de souffle
Les effectifs de la CoB de Fleurance étaient déjà sous tension, avec une baisse des effectifs de 19 % et une baisse de 9,6 % du temps consacré aux enquêtes judiciaires en début d’année 2026. La crise de la DNC a achevé ce qui restait du système.
Macronie : l’art de sauver les vaches et d’oublier les enfants
Voilà donc la version macronienne de la protection de l’enfance : mobiliser l’intégralité des forces de l’ordre pour surveiller des éleveurs en colère plutôt que pour neutraliser un violeur déjà signalé. Priorité absolue à l’ordre public quand il s’agit de la France rurale, indifférence totale quand il s’agit de protéger les enfants des monstres.
Un constat sans appel
Le gouvernement promet des sanctions, des enquêtes, des réformes. Trop tard. Le rapport officiel le confirme, noir sur blanc : pendant que la chaîne de protection des mineurs dysfonctionnait gravement, les moyens étaient entièrement accaparés par une autre crise… celle des vaches et des paysans en colère.
C’est ça, la France d’aujourd’hui. Un État qui trouve toujours des effectifs illimités pour gérer les conséquences de ses propres politiques agricoles, mais qui laisse filer les dossiers les plus graves quand il s’agit de crimes contre les enfants.
Le choix de l’indifférence
Les parents de Lyhanna ont demandé que cesse toute récupération politique. On les comprend. Mais le rapport, lui, ne demande rien : il constate. Et ce qu’il constate est accablant. Quand on mobilise 100 % de la gendarmerie sur une crise bovine pendant sept semaines, on ne peut plus prétendre que les moyens manquaient pour arrêter un violeur d’enfants.
On choisit.
Et ce choix, il est écrit noir sur blanc à la page 31.
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