Un mineur interpellé, un mobile flou
Un adolescent de 15 ans, déjà connu pour des antécédents de violence et des troubles du comportement, a été arrêté le jour même. Il aurait confié à sa mère avoir tué « un pédophile ». Mis en examen pour assassinat, il a été placé en détention provisoire. Pour la justice française, le mobile reste « à déterminer ». Mais à Téhéran, on ne se perd pas en conjectures.
« Ce serait du jamais-vu » : un chercheur iranien égorgé à Nice, Téhéran accuse le Mossad
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Téhéran accuse, Israël dément (avec ironie)
Pour Press TV, média d’État iranien, pas de doute : le Mossad est derrière ce meurtre. Ali Ehsanian s’ajouterait ainsi à la longue liste des scientifiques iraniens éliminés pour freiner les avancées technologiques et militaires du pays. Nucléaire hier, intelligence artificielle aujourd’hui.
Pourtant, un ancien haut responsable du Mossad, interrogé sous couvert d’anonymat, qualifie cette méthode de « jamais vue ». Confier un assassinat ciblé à un adolescent armé d’un couteau ? « Trop risqué, trop amateur », selon lui. Le Mossad, c’est plutôt des opérations « chirurgicales », comme cette mitrailleuse télécommandée par IA qui a tué Mohsen Fakhrizadeh en 2020.
Une guerre des ombres qui s’étend jusqu’en Europe
Depuis quinze ans, l’Iran pleure ses scientifiques assassinés : Massoud Ali Mohammadi, Majid Shahriari, Mostafa Ahmadi Roshan, Mohsen Fakhrizadeh… Autant de noms que Téhéran attribue systématiquement au Mossad. Cette fois, c’est à Nice que le drame se joue.
Le corps d’Ali Ehsanian n’a été rapatrié en Iran que début juin, après deux mois d’autopsie. Enterré le 12 juin à Jahrom, sa ville natale, il a été salué comme une nouvelle victime de la « stratégie de décapitation scientifique » menée par Israël.
Deux versions, une seule certitude : la méfiance
En France, on parle de fait divers. À Téhéran, d’assassinat politique. Quant à l’expert israélien qui trouve la méthode « inédite », il confirme surtout une chose : pour les cibles du Mossad, peu importe la méthode, la signature reste la même.
Le Mossad continue-t-il sa guerre des ombres avec un couteau et un ado de 15 ans ? Peut-être. Mais une chose est sûre : Téhéran, lui, n’a plus aucun doute.
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