Gabrielle, Cyril, Matthéo Gatti et Sébastien racontent chacun leur Russie, celle de Saint-Pétersbourg, de Moscou, des trains ponctuels, des loyers respirables, des Russes accueillants et des hivers qui semblent avoir été conçus pour tester la sincérité des vocations. La France, dans leurs propos, apparaît souvent comme une vieille demeure superbe mais fatiguée, trop chère, trop sale ou trop méfiante ; la Russie, elle, se présente comme une promesse plus sévère, où l’on peut se sentir plus libre dans la rue.
À les écouter, l’expatriation n’est donc ni conte de fées slave ni pur cauchemar bureaucratique : c’est un pacte froidement romantique, signé entre une fascination culturelle, un compte bancaire contrarié, quelques examens médicaux et cette conviction très contemporaine que le paradis, désormais, se choisit surtout en comparant les défauts.
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