Un réseau de l’horreur sous terre
Tout a commencé en février 2025, après des signalements d’abus sur mineurs. L’enquête, révélée au grand jour en juillet de la même année, a mis au jour un cauchemar : pendant au moins deux ans, un abri anti-tempête souterrain, près de Brent, est devenu le théâtre d’atrocités indicibles. Au moins dix enfants, âgés de 3 à 15 ans, y ont été drogués à l’ecstasy liquide et au GHB, ligotés à des lits, des chaises ou des poteaux, avant d’être abusés. Pire encore, des adultes payaient pour participer à ces séances. Même les animaux n’ont pas été épargnés, victimes de bestialité et de cruauté.
Le shérif Jody Wade, vétéran de 33 ans de carrière, n’a pas hésité à qualifier cette affaire de « pire chose » qu’il ait jamais vue en matière de persécution d’enfants.
🚨 UPDATE: 8 people charged in Sex Ring “Underground Bunker” for Paying adults to Rape their Children and Pets — Ages 3-16. Trial delayed as mom pleads guilty and flips on co-defendants
In Bibb County, Alabama, eight suspects ran a sex trafficking ring out of an underground… pic.twitter.com/DLbgPWZxYa
— i Expose Racists & Pedos (@SeeRacists) June 13, 2026
Les huit visages de la barbarie
Huit noms résonnent désormais comme une malédiction dans le comté de Bibb : William Chase McElroy, Dalton Terrell, Andres Trejo (ou Trejo-Velazquez), Timothy St. John – ce dernier étant notamment inculpé pour bestialité et cruauté envers les animaux –, Rebecca Brewer (mère de certaines des victimes), Ricky Terrell, Sara Terrell et Olivia Elam.
Les chefs d’accusation ? Trafic sexuel d’enfants, viol, sodomie, kidnapping, torture sexuelle et abus sur mineurs. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a rejoint l’enquête, suspectant des liens avec des gangs ou des questions de statut d’immigration. Et ce n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg : au moins quinze autres suspects pourraient encore être recherchés.
En Alabama la violence est une tradition…
Le 11 juin 2026, les procès des sept autres accusés ont été reportés sine die. La justice envisage des procès simultanés, dans des salles séparées, tout en jugeant chaque individu. Pendant ce temps, Bibb County tente de se relever. Des veillées de prière ont essaimé devant le tribunal et dans les églises locales dès juillet 2025, pour soutenir des victimes dont les noms restent jalousement protégés.
L’enquête, elle, se poursuit. Les autorités appellent les témoins à se manifester. Une chose est sûre : dans cette affaire, l’horreur n’a pas fini de parler.
Sans remonter au génocide des Indiens, la violence est une tradition en Alabama. Pendaisons publiques, flagellations, meurtres… en cinquante-cinq ans, 4 674 Noirs ont été brûlés en Alabama, écrivait en 1937, Curt Riess, journaliste à Paris-Soir, dans son reportage aux États-Unis.
Le gouvernement américain a dressé, en 2019, un tableau accablant de la violence dans les prisons pour hommes de l’Alabama : record de meurtres, viols « à toute heure du jour ou de la nuit », overdoses à répétition… Le film The Alabama Solution sorti en 2025 montre que rien n’a changé.
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