Le mirage du « vacciné en bonne santé »
Le défaut originel de ce type d’étude observationnelle réside dans le biais du « vacciné en bonne santé ». Les premiers à se faire injecter un produit nouveau sont rarement les plus fragiles. L’étude tente de corriger ce biais via des ajustements complexes, mais comment croire qu’un vaccin ciblant un virus réduirait de façon spectaculaire la mortalité par cancer ou accident ? Cette affirmation biologiquement farfelue trahit moins un effet du sérum que le profil intrinsèquement plus robuste des personnes vaccinées. Des analystes indépendants estiment que ce biais non maîtrisé pourrait à lui seul expliquer la totalité du bénéfice fantasmé de 25%.
Epiphare aurait dû s’appeler Épicétou.
Leurs études sont démontables même par un gamin en 3ème.
Celle faite à l’époque sur la contamination dans les restaurants était un pur scandale. Je l’avais lue, ça m’avait suffit pour voir qu’ils étaient + propagandistes que scientifiques. https://t.co/gaSfnKpnWZ— Jean-Yves CAPO (@JeanYvesCAPO) December 5, 2025
L’art d’effacer les morts gênantes
La méthodologie opère un tour de passe-passe temporel en écartant de l’analyse principale les décès survenant dans les six mois suivant l’injection. Cette période, pourtant cruciale pour observer d’éventuels effets secondaires aigus comme les myocardites, est purement et simplement évacuée. Pire, les individus décédant dans les deux semaines suivant la vaccination sont comptabilisés parmi les non-vaccinés. Ainsi, les risques immédiats sont occultés, permettant d’embellir artificiellement le bilan à long terme. Une manière habile de garantir un résultat favorable en amont.
Le crime des #antivax
Une étude définitive démontre que le #vaccin #ARNmessager, violemment critiqué, est très efficace. Il est ainsi prouvé que les antivax sont des criminels.#Covid_19 #coronavirus @FrammeryChloe @idrissaberkane
Mon édito :https://t.co/spsWHvio0B
— Laurent Joffrin (@JoffrinLaurent) December 6, 2025
Une population d’étude soigneusement triée
L’étude se cantonne aux 18-59 ans, éliminant d’un revers de la main les enfants, les adolescents et les personnes âgées. Ces dernières, pourtant principales cibles de la campagne et majoritaires dans la mortalité, sont absentes du tableau. Cette exclusion commode interdit toute extrapolation à la population réelle. De même, aucune analyse fine par sexe ou par tranche d’âge n’est proposée, masquant par exemple les risques spécifiques pour les jeunes hommes. Le manque de granularité et l’omission des causes de décès précises transforment cette vaste enquête en un outil aveugle.
L’indépendance perdue des institutions
EPI-PHARE n’est pas un laboratoire universitaire indépendant, mais un consortium liant l’Agence du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie (CNAM). Ces institutions, pilotes de la campagne vaccinale et du passe sanitaire, peuvent-elles produire une analyse neutre sur leur propre politique ? La confidentialité des données brutes et l’absence de publication du code source interdisent toute vérification extérieure, confinant le débat à une confiance aveugle en des organismes dont la crédibilité est désormais un enjeu de pouvoir.
Un récit qui bute sur la réalité des chiffres
Les conclusions de l’étude entrent en contradiction avec d’autres signaux inquiétants, comme l’excès de mortalité non-COVID persistant ou l’augmentation des admissions pour causes cardiaques observées sur le terrain. Surtout, elle prétend établir une causalité protectrice là où seule une corrélation, biaisée, est observable.
Cette étude monumentale illustre la dérive d’une science devenue outil de communication. À force d’ajustements statistiques, d’exclusions stratégiques et d’opacité, elle construit un récit de sécurité plus qu’elle n’en apporte la preuve. Dans un climat de défiance, cette entreprise de réassurance par les chiffres, si elle évite soigneusement les questions qui fâchent, ne fait qu’approfondir le fossé entre les institutions et une partie du public. La vérité scientifique mérite mieux qu’une gestion des données au service d’un narratif officiel.
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