Alors que la France possède dans Exaion un outil souverain de premier ordre, alliant calcul haute performance et blockchain, le pouvoir en a décidé autrement. C’est vers Marathon, un géant américain du minage de cryptomonnaies, que se dirige cette pépite. Si l’opération globale est chiffrée à plusieurs centaines de millions, le détail est plus édifiant encore : pour prendre le contrôle de ce joyau stratégique, Marathon ne débourserait qu’un premier versement d’environ 20 millions d’euros. Une somme dérisoire, une poussière, pour s’offrir les clés de notre surplus énergétique, cette capacité cruciale à stabiliser le réseau et à créer de la richesse.
Plutôt que de confier cette manne à des acteurs hexagonaux ou, mieux, de la développer tout simplement via EDF, l’État préfère s’en délester. Un renoncement qui confine à la trahison des intérêts nationaux, sacrifiés sur l’autel d’un libéralisme aussi dogmatique qu’irresponsable. La souveraineté ne se brade pas, elle se construit. Un concept visiblement obsolète à l’Élysée.
Pas encore de commentaire sur "Scandale Exaion : Un nouvel Alstom, un nouveau cadeau à l’oncle Sam – François Asselineau et Florent Gabriel"