Économie

Vente de LMB Aerospace aux Américains : Nouvelle haute trahison pour la souveraineté française

Dans un silence assourdissant, le ministre de l’Économie Roland Lescure vient d’acter la cession de l’équipementier stratégique LMB Aerospace au groupe américain Loar Group. Une validation obtenue en dépit de l’opposition frontale de la Direction générale de l’armement, sonnant comme un renoncement de plus aux prérogatives nationales.

mise à jour le 29/01/26

Roland Lescure signe, la braderie du siècle se poursuit, cette fois au cœur même de notre arsenal militaire.

Un bijou technologique dans l’escarcelle américaine

Fleuron discret mais indispensable, LMB Aerospace forge des composants critiques pour notre aviation civile et militaire, du Rafale aux sous-marins nucléaires. Son expertise unique en matière de systèmes embarqués en faisait une pièce maîtresse de notre autonomie. Le fonds Tikehau Capital, son précédent propriétaire déjà sous investigation financière, l’aura finalement conduit à la table des négociations pour le plus grand bénéfice d’intérêts étrangers.


Loar Group, ou le nouveau maître de nos secrets

Basé en Floride et coté à Wall Street, le Loar Group incarne cette stratégie américaine de rachat systématique des compétences critiques. Son contrôle sur LMB soumettra désormais les technologies sensibles de l’entreprise au carcan extraterritorial du droit américain, notamment aux règlements ITAR. Nos programmes de défense les plus sensibles dépendront ainsi du bon vouloir des autorités d’outre-Atlantique.



Une capitulation ministérielle face à Bercy

La chronique de cette reddition est édifiante. La DGA, gardienne de nos intérêts de défense, exigeait l’entrée de Bpifrance au capital pour préserver un droit de regard français – une mesure de sauvegarde élémentaire. Après avoir tergiversé, Roland Lescure a purement et simplement ignoré cet ultime rempart. Il s’est contenté des procédures d’investissements étrangers, notoirement poreuses, validant ainsi un transfert intégral de propriété sans la moindre contrepartie stratégique.

La trahison, un logiciel politique qui s’installe

Cette vente constitue bien plus qu’une faute industrielle ; c’est un acte de haute trahison politique, comme l’a fustigé François Asselineau. Elle s’inscrit dans la lignée funeste du dépeçage d’Alstom par General Electric. Sous couvert de pragmatisme économique et d’ouverture, la macronie persiste à démanteler notre outil productif. Bercy, temple d’un libéralisme dogmatique, s’érige une fois encore en fossoyeur de notre indépendance, méprisant les alertes sécuritaires de la DGA.



Les conséquences d’un abandon délibéré

Les implications sont lourdes. Notre chaîne d’approvisionnement militaire est fragilisée, nos innovations futures compromises et notre capacité à coopérer au sein de l’Europe entravée. Ce choix scelle une dépendance accrue envers Washington et démontre l’impuissance volontaire de Paris à défendre ses propres atouts. À l’approche de 2027, ce cas d’école alimentera légitimement les réflexions sur la nécessité d’une rupture radicale avec ce régime de la renonciation.

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