Une emprise méthodique
Dissimulée par un floutage, Inès décrit avec une froide lucidité son entrée dans l’enfer. À peine installée dans le foyer marseillais, une adolescente plus âgée l’aborde. Les menaces succèdent aux propositions : se prostituer ou « avoir des problèmes ». Emmenée de force dans un appartement près de la gare Saint-Charles, droguée et livrée à des inconnus, la fillette subit, tétanisée. Lorsqu’elle ose avouer son âge et son statut de victime à un client, sa détresse se heurte à un cynisme absolu : « C’est pas mon problème. » Elle évalue à plusieurs dizaines le nombre d’hommes l’ayant exploitée. Inès affirme n’avoir jamais entendu le terme « prostitution » avant son placement et dénonce l’ambiance de non-droit régnant dans l’établissement : sorties libres, recrutement interne et impuissance assumée des éducateurs.
📢🔴🇫🇷Témoignage d’Inès, 11 ans, placée en foyer ASE et forcée à se prostituer dès son arrivée.
Inès, une enfant de 11 ans, a été placée dans un foyer social de Marseille, en raison de problèmes familiaux
Elle a été obligé de se prostituer sous la menace, mais également… pic.twitter.com/6xf9nl8TFW
— 💤Lourau🇨🇵 (@Lourau20e) November 7, 2025
La faute indéniable de l’institution
Cette affaire n’est pas un cas isolé, mais la manifestation d’un effondrement systémique. Me Michel Amas, avocat marseillais représentant des dizaines de victimes, emploie des mots sans équivoque : il dénonce un « réseau de pédophilie » et accuse directement le département des Bouches-du-Rhône, présidé par Martine Vassal, de délaisser ses obligations. « Aucun enfant dont nous avons la défense n’a été protégé », martèle-t-il. Sa stratégie est claire : requalifier ces disparitions en simples « fugues » pour éluder toute responsabilité. Dès avril 2025, des recours pour faute lourde ont été déposés contre plusieurs départements, visant notamment Martine Vassal, déjà condamnée pour des manquements antérieurs. Un rapport alarmant estime à 15 000 le nombre de mineurs prostitués en France, majoritairement issus des rangs de l’ASE.
Le mur du silence et la colère
L’onde de choc provoquée par ce témoignage se propage au-delà des prétoires. Les réseaux sociaux s’enflamment, sommant la secrétaire d’État chargée de l’Enfance, Sarah El Haïry, d’agir. Les associations exigent des comptes. En face, le silence du département des Bouches-du-Rhône est assourdissant. Les justifications habituelles – contraintes budgétaires, moyens insuffisants – sont brandies en coulisse, tandis que la Justice reconnaît son impuissance face à un phénomène nécessitant des outils législatifs renforcés.
L’exigence d’un sursaut national
Le drame d’Inès incarne une tragédie structurelle : la proie facile pour des réseaux criminels que constituent les enfants placés. Les experts plaident pour un contrôle drastique des foyers, une formation adaptée des équipes éducatives et une synergie effective entre les acteurs judiciaires, policiers et sociaux. Alors que les procédures judiciaires s’accumulent, cette affaire pourrait contraindre l’État à une réforme en profondeur d’un système qui, trop souvent, broie ceux qu’il devrait préserver.
Pour ceux qui n’auraient pas encore compris . A 1:41 dans la vidéo , dans la structure du bâtiment on voit sans équivoque trois X ( en bleu) . En numérologie les lettres F,O et X valent chacune 6 . Donc XXX = 666.
Tout comme FOX = 666. FOX NEWS, tenwty century FOX, Mégane FOX……..Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir .