Société

Fêtes des pères et des mères ne sont pas “inclusives”. Résultat : supprimées… et remplacées par la « fête des gens qu’on aime »

Certaines écoles françaises ont franchi un cap symbolique : les fêtes des mères et des pères sont rayées du calendrier. Place à la « Fête des gens qu’on aime », une innovation pédagogique qui, selon certains établissements, répond à un impératif d’inclusivité. Un sénateur s'étant étonné en 2022 de la suppression de la fête des mères et des pères par des écoles, le ministre avait répondu qu'il n'y était pour rien, laissant chaque enseignant libre de ses choix pédagogiques. Parent d'élève, François Dubois a reçu à ce sujet une lettre aussi politiquement correcte qu’édifiante.

mise à jour le 07/05/26

La prochaine étape, nous promet-on déjà, pourrait être la « Fête des référents affectifs et figures d’attachement diversifiées ».

Une lettre qui en dit long

« Chers parents, comme cela a été annoncé lors du deuxième conseil d’école, l’équipe pédagogique a souhaité faire évoluer les traditionnelles « Fête des mères » et « Fête des pères ». Nous célébrerons cette année la « Fête des gens qu’on aime ». »
Voilà comment l’école justifie sa décision : il s’agit de « respecter la diversité de chaque schéma familial ». Familles monoparentales, homoparentales, recomposées, ou encore enfants confrontés au deuil ou à l’éloignement… Personne ne doit se sentir exclu. Chaque élève préparera donc deux cadeaux, qu’il offrira « à qui il veut » : parents, grands-parents, ou toute autre personne chère à son cœur.

François Dubois résiste

François Dubois n’a pas apprécié. Pour ce père attaché aux repères traditionnels, cette mesure est une aberration. « Être parent devient donc une option sociétale interchangeable. Il y a de quoi péter un câble. », dénonce-t-il. Une position qui résume le débat : faut-il adapter la société aux réalités familiales complexes, ou effacer ces réalités pour éviter les tensions ?

L’inclusivité comme alibi

Finies, donc, les cartes maladroites qui rappelaient à certains enfants qu’ils n’avaient pas de mère ou de père. Dorénavant, on fête « les gens qu’on aime », sans distinction. Être parent n’est plus qu’une option parmi d’autres, interchangeable au gré des affections du moment. L’école a choisi son camp : celui de la neutralité affectueuse, où l’amour se mesure à l’aune de l’absence de conflits.



Et demain ?

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? La prochaine étape pourrait être la « Fête des référents affectifs et figures d’attachement diversifiées ». Le progrès, décidément, n’a pas de limites.

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