Un front éthique face à la machine de propagande
Cette prise de position, orchestrée par des figures telles que le réalisateur Yorgos Lanthimos, Susan Sarandon et Ava DuVernay, est un acte politique délibéré. Les signataires s’interdisent désormais toute collaboration avec les festivals, salles de production et fonds publics israéliens, qu’ils estiment être des relais de la propagande d’un État accusé de crimes contre l’humanité.
La culture, une arme de boycott massif
Par ce geste, ils entendent briser le silence complice qui entoure l’offensive meurtrière à Gaza. Loin des vœux pieux et des déclarations lénifiantes, ce boycott cible l’économie symbolique et matérielle d’Israël. Il s’agit de refuser toute participation à un système culturel qui sert de vitrine à un pouvoir colonial, tandis que Gaza est méthodiquement réduite en cendres.
Le prix moral à payer face au carnage
L’impact pourrait être tangible. Privée de collaborations internationales, l’industrie cinématographique israélienne – largement subventionnée et instrumentalisée par l’État – pourrait voir son rayonnement s’étioler. Ces artistes assument un risque professionnel pour imposer une question morale : peut-on continuer à festoyer sur les ruines d’un peuple ?
La neutralité est un choix : celui du camp de l’oppresseur
Cette initiative s’ancre dans la tradition des luttes de libération qui ont recouru au boycott culturel comme ultime recours. Elle rappelle que l’art n’est jamais neutre. Il est soit un instrument du dominant, soit une arme pour les dominés. En appelant leurs pairs à les rejoindre, ces signataires font le choix de la solidarité radicale, bien au-delà des faux-semblants de la neutralité.
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