Le spectacle est désormais ritualisé. Manu, grand habitué de ces collapsus, distille ses conseils de carabin avec une condescendance qui sidère : « Je propose que vous lui donniez un verre d’eau », « il faut mettre une chaise », « je sais comment ça se passe, moi ». Tandis qu’il expose son projet martial, les corps, plus lucides que les esprits, lâchent prise. Cette litanie de « petits malaises », comme il les nomme avec légèreté, dessine en creux le symptôme d’une France qui ne supporte plus, physiquement, le verbe et la vision de son cher président.
Non, non, Emmanuel Macron n’est plus le même homme indifférent à la souffrance (des autres) qu’on a connu sur le perron de l’Élysée il y a deux ans. Jouer la sollicitude, ça s’apprend dans les cours de théâtre.
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