Société

Nouveau dérapage de Pierre-Jean Chalençon : « C’est la bamboula ! Je n’en peux plus de cette bamboula ! »

Pierre-Jean Chalençon, éphémère acheteur d'Affaire conclue et marchand d'antiquités impériales, use désormais son verbe non plus à expertiser des reliques, mais à enflammer les plateaux. Sa notoriété, née de prêts à des expositions internationales, s'est métamorphosée ; elle repose aujourd'hui sur un registre moins glorieux, celui de la polémique à répétition et d'un alignement politique sans équivoque avec les franges les plus radicales.

mise à jour le 23/11/25

Derrière le collectionneur excentrique se cache une rhétorique usée jusqu’à la corde.

Le dernier couplet : « bamboula » et autres finesses

Ce 22 novembre 2025, l’homme à la tenue écarlate s’est illustré. Agitant des mains fébriles, il a dépeint un Paris où le voile islamique signerait le retour des « pendaisons » et transformerait la ville en « Arabie ». Le mot « bamboula », qu’il s’est empressé de délester, a servi de point d’orgue à sa diatribe. La séquence a provoqué le traditionnel chœur des indignations et des soutiens, un rituel désormais familier.


Un palmarès éloquent

Cet épisode n’est qu’un maillon dans une chaîne ininterrompue de controverses. Le curriculum vitae polémique de Chalençon mérite qu’on s’y attarde :

. Avril 2021 : L’orgie en temps de pandémie. Le palais Vivienne, dont il avait la gestion, fut le théâtre de dîners clandestins, révélant au public des convives ministériels, du caviar et un mépris souverain pour les restrictions sanitaires.

. Juin 2024 : Le racisme de salon. Lors d’un repas, il traita une journaliste marocaine de « sale bougnoule », lui intimant de « rentrer chez elle ». Une plainte fut déposée.

. Octobre 2025 : Le Louvre et les « crapules ». À la suite du cambriolage du musée, il déplora non seulement le vol, mais surtout une « surpopulation maghrébine » qui nous « assassine », réutilisant son vocable fétiche, « bamboula ».

. Novembre 2025 : Le mépris ministériel. Sur le plateau de Cyril Hanouna, il osa qualifier Rachida Dati de « reine du couscous », persillant son discours d’un racisme à peine voilé.

L’impénitent de la polémique

Ce parcours chaotique s’accompagne d’un soutien affiché à Éric Zemmour. Malgré les dettes abyssales et la vente du palais Vivienne, sa parole, elle, ne connaît pas la crise. Chalençon incarne cette figure paradoxale d’un homme ruiné, mais inépuisable en provocations. La question n’est plus de savoir s’il se repentira, mais simplement combien de temps les micros continueront de lui tendre une complaisante oreille.

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