#GameOverIsrael : Éric Cantona réclame la suspension d’Israël par la FIFA et l’UEFA

Dans une Wembley Arena électrifiée, Éric Cantona, icône du football mondial, a franchi un seuil décisif ce 17 septembre 2025. Lors de l’événement caritatif « Together for Palestine », l’ancien attaquant des Red Devils a sommé la FIFA et l’UEFA de suspendre sans délai Israël de toute compétition internationale, fustigeant un « deux poids, deux mesures » indéfendable. « Quatre jours pour exclure la Russie, et 716 jours de massacre à Gaza — où est la cohérence ? », a-t-il asséné, établissant un parallèle avec le boycott qui mit à genoux le régime d’apartheid sud-africain.

mise à jour le 19/09/25

« Qui me suivra ? » La question est lancée. Aux supporters, aux clubs, aux joueurs d’y répondre. Le silence n’est plus une option.

Visage buriné, voix chargée d’autorité, Cantona s’est fait tribun. Face à une assistance conquise — artistes, militants et supporters unis pour Gaza —, il a rappelé le contraste saisissant entre la rapidité des sanctions contre Moscou et l’impunité dont jouit Tel-Aviv, malgré les accusations de génocide documentées par Amnesty International. « Pourquoi ce traitement différencié ? Les instances doivent agir. Les clubs et les joueurs doivent refuser toute rencontre avec des équipes israéliennes », a-t-il exigé, son discours vibrant comme une frappe imparable.


Il est allé plus loin. Convoquant l’histoire, il a dénoncé l’hypocrisie des dirigeants du football mondial : « Le boycott sportif a eu raison de l’apartheid. Nous détenons ce pouvoir. Vous détenez ce pouvoir. » Son plaidoyer s’inscrit dans la campagne #GameOverIsrael, qui exige l’exclusion d’Israël avant la prochaine Coupe du monde. « Qui me suivra ? » La foule répond par une ovation prolongée, scellant son engagement.

La timing est symbolique. Ce 18 septembre, la Fédération norvégienne a annoncé reverser les bénéfices de son prochain match contre Israël à l’aide humanitaire pour Gaza — provoquant l’ire de l’Association israélienne de football, qui dénonce une « politisation » du sport. Cantona rejoint ainsi une opposition grandissante, des joueurs aux associations, qui refuse de servir de caution morale à un État accusé d’utiliser le sport pour blanchir son projet colonial.



Sur les réseaux, l’impact est foudroyant. Des collectifs comme Irish Sport for Palestine relaient le message, exigeant des sanctions contre « l’État terroriste ». Même Haaretz, quotidien israélien, relate l’événement sans le démentir, reconnaissant implicitement que le débat sur la politisation masque mal l’essentiel : occupation, bombes, morts.

Du côté israélien, on s’offusque. On crie à l’injustice, sans jamais s’interroger sur celle infligée quotidiennement à Gaza. Le message de Cantona, pourtant, est sans équivoque : le football n’est pas neutre. C’est un terrain de lutte où le boycott peut vaincre l’oppression, comme en Afrique du Sud. Les institutions sportives ont désormais le choix : exclure Israël, ou assumer leur complicité.

« Qui me suivra ? » La question est lancée. Aux supporters, aux clubs, aux joueurs d’y répondre. Le silence n’est plus une option.

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