Ne pas parler de ce qui fâche
Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale, n’a pas plus parlé du prochain vote de confiance du gouvernement que de sa rentrée scolaire. Année blanche oblige, le budget de son ministère baisse de plus d’un milliard d’euros puisqu’il n’augmente pas malgré l’inflation. Elle a d’autres priorités et nous allons l’aider dans sa tâche.
Notre proposition serait de graver au fronton du Panthéon : « Aux grands hommes et aux grandes femmes, la patrie reconnaissante ». Le risque : mécontenter non seulement les LGBT+ , mais aussi les petites femmes. Ce n’est peut-être pas une bonne idée, mais c’est pour apporter notre pierre à l’édifice, sans risque de débat houleux, car l’avantage des lieux communs est qu’ils mettent tout le monde d’accord.
Quel ministre va se pencher sur le sort du mot « bourgeoisie », terme en voie de disparition, naturellement remplacé par « élite ». C’est là qu’on voit que l’usage prime sur les règles académiques. Faudrait-il le supprimer ou le remplacer par un autre terme dans les éditions de Balzac ? Que vont devenir « Les petits bourgeois » de Balzac ? Et que faire du « Bourgeois gentilhomme » ?
Heureusement tombée en désuétude depuis que l’ouvrier n’existe plus qu’en Chine, l’expression haineuse et genrée « l’exploitation de l’homme par l’homme » va-t-elle enfin être interdite par décret ou faire au moins l’objet d’un arrêté ?
L’académicien Jean-Marie Rouart a rappelé à la ministre de l’Éducation nationale une règle de grammaire : en français, le neutre est obtenu par le masculin. Il est pourtant bien naturel que celle qui avoue ne pas être une spécialiste des sujets relatifs à l’éducation ne sache pas non plus le français.
— VERITY France (@verity_france) August 30, 2025
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