La faillite programmée d’un État clientéliste
L’analyse est impitoyable. Pour Charles Gave, l’Occident est dirigé par une « classe criminelle » dont le seul logiciel est de « filer des subventions à ceux qui les ont élus ». Cette capitulation de l’intérêt général au profit d’un social-clientélisme forcené a conduit à un pillage des finances publiques par la planche à billets et le déficit. La conséquence est sans appel : nos monnaies, Euro en tête, cessent d’être des réserves de valeur. Une éventuelle dégradation sous la note AA par l’agence Fitch agirait comme un électrochoc : les banques et fonds de pension, contraints par leurs statuts, ne pourraient plus acheter notre dette. Personne pour acheter, personne pour prêter. Game over.
Le nouvel ordre mondial et l’impérieuse fuite des capitaux
Face à ce naufrage annoncé, l’économiste esquisse le monde de demain. L’hégémonie du dollar, pilier de l’ordre depuis 1945, s’effondre sous les coups de boutoir de la guerre en Ukraine, permettant l’émergence d’un « triangle du futur » (Russie, Chine, Inde) structuré autour de nouvelles routes terrestres et commerciales. La croissance – et l’épargne – se déporteront irrémédiablement vers l’Asie. Le conseil de Charles Gave pour survivre à l’implosion française est donc sans équivoque : fuir les obligations d’État (« ça vaut zéro »), se délester de tout actif dépendant de la manne publique et investir d’urgence dans l’or, les valeurs privées solides… et un jardin potager. La seule harmonie qui vaille désormais est celle de son portefeuille et de son potager.
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