Prisonnières ? Plutôt surdiplômées : Les femmes iraniennes atomisent les clichés occidentaux, diplômes en main

Dans un rassemblement public agrémenté de drapeaux iraniens, des jeunes femmes portant le hijab se présentent fièrement à la caméra. Chacune égrène ses qualifications universitaires sans fausse modestie. On y croise une cardiologue spécialisée en électrophysiologie à l’Université des sciences médicales de Téhéran, une licenciée en comptabilité de l’Université des sciences économiques de Téhéran, une diplômée d’un master en ingénierie structurelle de l’Université de technologie K.N. Toosi, une titulaire d’une licence en santé industrielle de l’Université d’Ispahan, une étudiante en licence d’ingénierie des polymères à l’Université de Téhéran, sans oublier des parcours en littérature anglaise, sciences politiques, urbanisme ou mathématiques.

mise à jour le 25/04/26

Décidément, ces femmes réfutent avec constance le petit script orientaliste distribué à l’Ouest.

Quand les chiffres dérangent le prêt-à-penser

Ces témoignages illustrent un phénomène solidement documenté : les Iraniennes accèdent massivement aux études supérieures, y compris dans les filières scientifiques, techniques et médicales. Loin de l’image d’un enfermement domestique parfois servie par certains médias, ces femmes affichent des diplômes obtenus dans des établissements reconnus du pays. Selon l’Unesco et la Banque mondiale, le taux d’alphabétisation des jeunes Iraniennes de 15 à 24 ans avoisine les 99 %. Celui des femmes adultes a bondi d’environ 35,5 % en 1976 à plus de 85 % en 2023.


L’université, terrain conquis par les femmes

Dans l’enseignement supérieur, les femmes représentent régulièrement plus de 55 % des étudiants de première année dans les universités iraniennes – et jusqu’à 60 % selon les périodes. Leur présence est particulièrement marquée en sciences médicales, en sciences fondamentales et, dans une mesure que bien des pays occidentaux pourraient envier, dans certaines branches de l’ingénierie et de la technologie. Les statistiques officielles de l’Unesco et du gouvernement iranien confirment ces avancées éducatives, fruit de plusieurs décennies d’investissement féminin dans l’université. L’Université de Téhéran, l’Université de technologie K.N. Toosi ou celle d’Ispahan comptent parmi les institutions où ces parcours se concrétisent.



Une réalité plus gênante qu’un stéréotype

Loin d’un cas isolé, les exemples filmés reflètent une réalité statistique massive : en Iran, l’accès des femmes à l’éducation supérieure et aux disciplines exigeantes est l’un des plus élevés au monde dans plusieurs domaines. Un progrès social que les organisations internationales documentent et qui écorne sérieusement les représentations simplistes encore diffusées à l’étranger. Désolé pour la narration habituelle.

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