Quand les chiffres dérangent le prêt-à-penser
Ces témoignages illustrent un phénomène solidement documenté : les Iraniennes accèdent massivement aux études supérieures, y compris dans les filières scientifiques, techniques et médicales. Loin de l’image d’un enfermement domestique parfois servie par certains médias, ces femmes affichent des diplômes obtenus dans des établissements reconnus du pays. Selon l’Unesco et la Banque mondiale, le taux d’alphabétisation des jeunes Iraniennes de 15 à 24 ans avoisine les 99 %. Celui des femmes adultes a bondi d’environ 35,5 % en 1976 à plus de 85 % en 2023.
Ces iraniennes n’ont apparemment pas besoin d’être sauvées par l’Occident pic.twitter.com/cfJsc1Rklr
— Renard Jean-Michel (@Renardpaty) April 24, 2026
L’université, terrain conquis par les femmes
Dans l’enseignement supérieur, les femmes représentent régulièrement plus de 55 % des étudiants de première année dans les universités iraniennes – et jusqu’à 60 % selon les périodes. Leur présence est particulièrement marquée en sciences médicales, en sciences fondamentales et, dans une mesure que bien des pays occidentaux pourraient envier, dans certaines branches de l’ingénierie et de la technologie. Les statistiques officielles de l’Unesco et du gouvernement iranien confirment ces avancées éducatives, fruit de plusieurs décennies d’investissement féminin dans l’université. L’Université de Téhéran, l’Université de technologie K.N. Toosi ou celle d’Ispahan comptent parmi les institutions où ces parcours se concrétisent.
Une réalité plus gênante qu’un stéréotype
Loin d’un cas isolé, les exemples filmés reflètent une réalité statistique massive : en Iran, l’accès des femmes à l’éducation supérieure et aux disciplines exigeantes est l’un des plus élevés au monde dans plusieurs domaines. Un progrès social que les organisations internationales documentent et qui écorne sérieusement les représentations simplistes encore diffusées à l’étranger. Désolé pour la narration habituelle.
Pas encore de commentaire sur "Prisonnières ? Plutôt surdiplômées : Les femmes iraniennes atomisent les clichés occidentaux, diplômes en main"