Sous un vernis d’érudition qu’Alain Soral lui-même qualifie de « très costaud » et de « très sérieux », supposant même une aide extérieure, se cacherait une entreprise de marketing identitaire des plus troubles. La construction d’une essence blanche, bien que jugée intellectuellement solide, mènerait inéluctablement à une impasse politique : celle d’un communautarisme blanc dont Éric Zemmour pourrait être le champion, une perspective qu’Alain Soral esquisse avec une froide lucidité..
Le livre, bien que supérieur au projet de son auteur qui tente d’incarner le « porte-drapeau des petits blancs », ne résoudrait pas la question fondamentale : dans un monde où les plus grandes violences opposent les Blancs entre eux, à quoi peut bien rimer une « politique de blanc » si ce n’est à un jeu d’échecs communautaire aux conséquences potentiellement dramatiques ?
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