À une semaine du coup d’envoi de l’Euro féminin 2025, la Suisse n’imaginait sans doute pas faire parler d’elle… de cette manière. Lors d’un match de préparation à huis clos, l’équipe nationale féminine a été lourdement battue par les moins de 15 ans (13 et 14 ans) du FC Lucerne. Score final : 7 à 1. Oui, vous avez bien lu. Ce n’est pas un bug d’impression, c’est un match amical, certes, mais à sens unique.
L’équipe suisse féminine de foot s’est faite défoncer 7-1 par des garçons de moins de 15 ans. pic.twitter.com/rPHeH9p5i7
— Barbo (@_BarboDoll_) June 27, 2025
La fédération suisse, visiblement peu enthousiaste à l’idée de voir cette déconvenue s’ébruiter, a préféré ne pas communiquer le résultat. Malheureusement pour elle, la génération Z étant ce qu’elle est, un jeune joueur a posté la feuille de match sur les réseaux sociaux. Résultat : polémique, débats et tribunes à gogo. Le tout, une semaine avant une compétition européenne organisée… en Suisse.
Match amical ou test de réalité ?
La réaction officielle n’a pas tardé. “Il est courant dans le football féminin d’affronter des équipes masculines jeunes pour hausser le niveau d’intensité,” a expliqué la Fédération, avec la précision d’un communiqué de crise bien rodé. Et d’ajouter que le score n’était pas important. Ce qui est sûrement vrai. Sauf quand il est de 7 à 1.
Sur les réseaux, les discussions ont vite glissé du terrain sportif au terrain idéologique. Et dans cet orage, la joueuse suisse Ramona Bachmann a tenté d’éteindre les braises avec un brin de lucidité biologique :
“Les garçons de 15 ans développent plus de masse musculaire, de vitesse et de puissance grâce à la testostérone. Ce n’est pas une affaire de talent, mais de physiologie.” Point. Filet. Match.
Biologie, sport et… susceptibilité collective
Ce que ce match révèle, au fond, ce n’est pas que les femmes “sont nulles au foot” mais que la biologie ne se soumet pas à l’idéologie, même bien intentionnée. Et ce n’est pas une insulte, c’est une constatation que les sportives elles-mêmes reconnaissent volontiers.
Car si des joueuses professionnelles comme Ramona Bachmann reconnaissent sans détour qu’elles sont physiquement dominées par des adolescents, peut-on en conclure qu’elles sont « moins bonnes » que les hommes ? Oui — sur le plan physique, sans ambiguïté. Mais ce n’est pas le sujet : chacun sa catégorie, chacun son terrain.
Le problème survient lorsque certains courants égalitaristes veulent nier l’évidence biologique au nom d’une égalité absolue, détachée du réel. Personne ne demande à une femme d’être plus forte qu’un homme. Ce fantasme, souvent porté par une minorité très militante, finit par se retourner… contre les femmes elles-mêmes. Car si tous les corps sont censés être égaux, alors rien ne s’oppose — en théorie — à ce qu’un athlète transgenre participe à des compétitions féminines. Résultat : des podiums où les femmes biologiques glissent à la deuxième ou troisième place, voire en dehors du classement.
À force de refuser la réalité physique, on rend le jeu inéquitable… pour celles qu’on prétend défendre.
Mais il faudra bien qu’un jour, certains cercles militants comprennent qu’égalité des droits ne veut pas dire équivalence physique, et que rappeler une évidence biologique n’est ni sexiste, ni misogyne. Juste… vrai.
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