Le journaliste a décrit les mécanismes du shadow ban, cette technique qui consiste à planquer une chaîne « au fond d’une caisse » sans jamais avouer la censure. Une méthode d’une redoutable efficacité : les vidéos ne remontent plus dans les algorithmes, n’apparaissent plus en page d’accueil et ne sont plus suggérées, asphyxiant progressivement l’audience et, par voie de conséquence, le modèle économique de ces médias.
L’effondrement est vertigineux. Pire qu’un coup de massue, c’est une lente asphyxie, un déréférencement numérique qui s’apparente, selon Nicolas Vidal, à une « délégation de service public de la censure ». Face à cette « forme de censure respectable », les recours sont illusoires, et les réponses des plateformes, d’un cynisme absolu, se bornent à des pirouettes pour ne jamais répondre sur le fond.
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