Cette nouvelle revue de presse de Pierre Jovanovic nous démontre que, depuis les confinements, les sociétés cotées sont devenues les nouveaux refuges contre l’inflation, celle-là même que les banques centrales ont orchestrée. Nestlé, Intel, AMD et Danone suivent allègrement la hausse des prix, tandis que BlackRock, Vanguard, State Street, Capital Group et autres Artisan Partners, actionnaires discrets mais omniprésents, empochent les dividendes. La logique est implacable : quand les États impriment de la monnaie, les géants de l’agroalimentaire et de la tech en profitent pour gonfler leurs marges. Les petits épargnants, eux, voient leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil. Et pendant ce temps, la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) et la Banque centrale européenne continuent de jouer les pyromanes en niant l’incendie.
Mais le plus cocasse, c’est que les mêmes qui ont créé cette inflation — les banquiers centraux et les gouvernements complices — feignent aujourd’hui la surprise devant ses effets. Les banques centrales, ces temples de l’hypocrisie, achètent de l’or à tour de bras, comme si elles savaient, elles, que le dollar et l’euro ne valent plus que le papier sur lequel ils sont imprimés. Pendant ce temps, la France, endettée à 115 % du PIB, s’apprête à appeler le FMI à la rescousse, comme la Grèce avant elle. Macron, lui, a déjà commencé à brader le pays : 1 570 entreprises françaises vendues aux Américains, des fleurons industriels sacrifiés sur l’autel de la mondialisation heureuse.
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