Des pathogènes soviétiques sous contrôle américain
Selon les archives mises en ligne par l’Office of the Director of National Intelligence (ODNI), ces installations ukrainiennes stockaient des agents pathogènes hérités de l’ère soviétique : anthrax, tularémie, Ebola, Marburg, grippe aviaire hautement pathogène… La liste est longue, tout comme les risques. Des scientifiques locaux, formés par Washington, y manipulaient ces virus sous haute sécurité. Black & Veatch, entreprise américaine spécialisée dans les infrastructures critiques, apparaît d’ailleurs parmi les prestataires impliqués dans ces projets opaques.
Today, I’m releasing never before seen intelligence revealing new evidence of past US government funding for more than 120 biolabs in over 30 countries, including Ukraine.
In support of President Trump‘s Executive Order to end federal funding of dangerous gain of function… pic.twitter.com/RkPHnAbka9
— DNI Tulsi Gabbard (@DNIGabbard) June 12, 2026
Un programme aux allures de roulette russe
Ces laboratoires s’inscrivent dans le cadre du Biological Threat Reduction Program (BTRP), lancé après la chute de l’URSS pour, officiellement, sécuriser les stocks de pathogènes et renforcer la biosécurité. Officieusement, le programme a englouti plus de 200 millions de dollars en Ukraine depuis 2005, avec des mises à niveau allant jusqu’au niveau BSL-4, le plus élevé en matière de confinement biologique. Une ironie de l’histoire : ces investissements, censés réduire les menaces, pourraient bien les avoir multipliées.
Gain de fonction : le jeu dangereux de Washington
Tulsi Gabbard n’a pas manqué de souligner le lien entre ces révélations et l’ordre exécutif de Donald Trump visant à mettre fin au financement fédéral des recherches controversées de gain de fonction à l’étranger. Ces pratiques, qui consistent à modifier des virus pour en accroître la dangerosité, ont été menées dans plusieurs de ces laboratoires, souvent sans supervision adéquate. La directrice du DNI a directement pointé du doigt Anthony Fauci et certains responsables de l’administration Joe Biden, les accusant d’avoir menti au public et muselé les lanceurs d’alerte.
Une transparence tardive et intéressée
Alors que Tulsi Gabbard prépare son départ pour raisons personnelles – son mari lutte contre un cancer -, l’ODNI promet de poursuivre ses investigations. Objectif affiché : identifier l’emplacement exact de ces laboratoires, les pathogènes qu’ils abritent et les recherches qui y sont menées. Une promesse qui sonne comme un aveu : jusqu’ici, l’opacité était la règle. Les documents déclassifiés, accessibles ici, confirment ce que beaucoup craignaient : Washington a joué avec le feu, et le monde entier pourrait en payer le prix.
Un timing politique trop parfait ?
Cette révélation intervient alors que l’administration Donald Trump multiplie les gestes en faveur d’une transparence… sélective. Entre les promesses de fin des recherches dangereuses et la réalité des programmes toujours actifs, le fossé reste large. Une chose est sûre : dans la guerre de l’information comme dans celle des virus, les États-Unis gardent une longueur d’avance.
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