Youssef Hindi le rappelle : « Quand Trump gagne, c’est son plan. Quand il perd, c’est son plan. Quand il tue, c’est son plan. » Une logique circulaire qui dispense de toute analyse rationnelle. « On nous a expliqué que l’assassinat de Suleimani faisait partie d’un grand dessein de réconciliation avec l’Iran.
Quand les États-Unis ont tué le guide suprême iranien, c’était encore « le plan » », ironise-t-il. « À un moment, ça devient n’importe quoi. » Pour Youssef Hindi, la clé réside dans les faits, pas dans les spéculations : « Trump dit tout et son contraire. Il faut observer ce qu’il fait, pas ce qu’il dit. » Une méthode que les « anti-Trump primaires » oublient trop souvent, préférant psychologiser l’homme au lieu d’analyser ses actes.
« On n’est pas à la Maison-Blanche, on n’est pas au Pentagone. On ne peut qu’analyser les faits », conclut-il. « Le reste, c’est de la science-fiction. » Dans un monde où la foi aveugle remplace la raison, Trump n’est plus un homme politique, mais un prophète — et ses fidèles, des croyants prêts à tout pour préserver leurs illusions. « S’en tenir aux faits, c’est tout. » Un conseil qui, visiblement, ne concerne pas les adeptes d’un culte où la réalité n’a plus sa place.
Pas encore de commentaire sur "Youssef Hindi déconstruit le mythe QAnon : Trump, entre stratégie du perdant et culte du sauveur"