Un scénario sacrilège et un budget anémique
Conçu autour d’un pape imposteur enlevé par un cartel mexicain, ce navet à petit budget – à peine 1,2 million d’euros, dont une petite aide du CNC (combien ? le réalisateur n’en a aucune idée…) – ambitionnait de railler les mystères sacrés de l’Église. Kad Merad a même renoncé à son salaire.
Le nouveau navet français, Papamobile, n’est sorti que dans 7 salles, avec un budget de 1,2 millions d’€, largement financé par le CNC, car les producteurs l’ont trouvé mauvais
C’est toujours les mêmes acteurs insupportables, des scénarios de merde prévisibles et faciles….… pic.twitter.com/qGfTJFiO2L
— Kim Jong Un ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ 💸 👖 (@KimJongUnique) August 17, 2025
L’autosabotage des distributeurs : une confession involontaire
Les distributeurs, The Jokers, ont opté pour une sortie technique minimale, sans promotion ni publicité, avouant implicitement l’indigence du film en le condamnant à une diffusion confidentielle avant une résurrection hypothétique sur des plateformes en 2026. Cet « autosabotage » dénoncé par le réalisateur Sylvain Estibal sonne comme une capitulation face à l’évidence : le montage a duré un an et demi avec trois équipes, le tournage a été effectué au Mexique en 24 jours.
Au final, ce désastre rappelle que Sylvain Estibal n’est pas Julien Duvivier, l’auteur de l’indémodable Petit Monde de don Camillo, ni le Mocky du Miraculé, ni le Fellini du défilé de mode au Vatican de Roma.
Pas encore de commentaire sur "Le naufrage divin du film « Papamobile » : Quand la moquerie tourne au ridicule"