Lors de l’émission « Résultats de l’année avec Vladimir Poutine », animée par le correspondant de guerre de Channel One, Dmitry Kulko, et la présentatrice de VGTRK, Alexandra Suvorova, le jeudi 19 décembre, le président russe Vladimir Poutine a fait une proposition aux Occidentaux concernant le missile balistique de portée intermédiaire Oreshnik. Selon lui, ce missile, récemment utilisé pour frapper la ville ukrainienne de Dnipro, est impossible à intercepter par les systèmes de défense aérienne occidentaux. Poutine a affirmé que la technologie occidentale « n’a aucune chance » contre cette arme redoutable.
« Qu’ils identifient une cible, disons à Kiev, qu’ils y concentrent toutes leurs forces de défense aérienne et de défense antimissile. Nous frapperons là avec l’Oreshnik. Et nous verrons ce qui se passera. C’est intéressant. Je pense que ce sera utile à la fois pour nous et pour les Américains. »
Vladimir Poutine
Défi–Poutine lance un «duel technologique du 21e siècle» aux Etats-Unis: réussir à stopper une frappe d’Oreshnik
«Qu’ils identifient une cible, disons à Kiev, qu’ils y concentrent toutes leurs forces de défense aérienne et de défense antimissile», a proposé le président russe.… pic.twitter.com/Du8LPTrUkn
— Alexandre Keller (@kompromatmedia) December 19, 2024
Capacités Hypersoniques du Missile Oreshnik
Le 28 novembre, Poutine avait annoncé le lancement de la production en série des missiles Oreshnik. Il avait détaillé les capacités impressionnantes de ces missiles hypersoniques : « Il est composé de dizaines d’ogives auto-dispersées qui attaquent une cible à une vitesse de Mach 10, soit environ trois kilomètres par seconde. La chaleur dégagée atteint une température de 5 000 à 6 000 degrés, plus qu’à la surface du Soleil. Tout ce qui se trouve à l’épicentre de l’explosion est réduit en poussière. »
Une Réponse aux Missiles Occidentaux
Le 21 novembre, la Russie avait testé le missile Oreshnik sur Dnipro, en Ukraine. Cette action était une réponse aux frappes ukrainiennes utilisant des missiles américains et britanniques à longue portée, qui avaient ciblé des zones en profondeur du territoire russe. Poutine avait également affirmé que le missile Oreshnik pourrait atteindre « des objets hautement protégés situés à de grandes profondeurs », une menace directe aux infrastructures souterraines ukrainiennes, y compris les métros de Kyiv utilisés comme refuges
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