OVH part en fumée à la veille de son entrée en Bourse

Avec la destruction d’une partie des serveurs OVH à Strasbourg à 5 km du Parlement européen, ce sont les deux tiers des 100 000 plateformes du web français hébergées qui seront touchés. Un des serveurs (SBG2) a perdu toutes ses données. Le site de l’UPR de François Asselineau est anéanti pour le moment. Qu’en est-il de Wikileaks qui a trouvé refuge chez OVH après son rejet par Amazon hors de son Cloud ? Météociel… des millions de sites ont disparu dans l’incendie. Avec 32 datacenters dans le monde (en France à Roubaix, Rennes, Nantes et Brest) et plus de 400 000 serveurs, l’activité du groupe ne devrait pas être trop impactée, disent les optimistes.

David contre Goliath

OVH aurait pu être un verrou de sécurité contre la mainmise des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) sur l’Europe. S’il n’y avait pas eu ce malencontreux incendie des serveurs d’OVH à la veille de son entrée en Bourse, l’entreprise valait un milliard d’euros… avant l’incendie. Les Gafam continuent à valoir 2 000 milliards…

Une protection contre les États-Unis disparaît

Les géants américains obéissent au Cloud Act. Ils s’asseoient sur la législation européenne et doivent transmettre les données stockées aux agences de renseignement américaines, peu importe que ce soit aux États-Unis, en Europe ou en France.

Une stratégie politique favorise les Gafam

On vous a déjà décrit la fin de la confidentialité de vos données médicales. Les données de l’assurance maladie  provenant des hôpitaux, des médecins en ville et des organismes complémentaires, celles sur les décès, les handicaps… vont être transférées sur Health Data Hub. Une plateforme hébergée par Microsoft Azure. Et Microsoft Azure, c’est Bill Gates ! La complicité de l’État français est totale, de la CNIL à la CPAM en passant par le ministère de la Santé.

Que penser de ce providentiel incendie ? Question complotiste, bien sûr, mais au Média en 4-4-2, on assume.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.