Du CO2 à l’argent fantôme
Au cœur de ce qui reste l’une des plus grandes fraudes fiscales du siècle, Marco Mouly et ses complices ont détourné le marché européen des quotas carbone, conçu pour « sauver la planète ». Le mécanisme était d’une simplicité diabolique : acheter des quotas hors taxe dans un État membre, les revendre en France en y ajoutant la TVA, puis s’évaporer avec l’argent, sans jamais reverser la RVA à l’État. Préjudice : 283 millions d’euros pour la seule branche dirigée par Marco Mouly.
Condamné en 2017 à huit ans de prison, l’homme s’était alors enfui en Israël, où il cultivait avec délectation son personnage de parvenu — jets privés, voitures de luxe et mondanités — sur les réseaux sociaux. Cette exhibition aura finalement précipité sa perte, offrant aux autorités une piste numérique autant qu’un motif d’irritation.
🚨🇫🇷⚖️ ALERTE INFO
Marco Mouly, connu comme l’escroc à la taxe carbone, va bientôt être libéré de prison. La cour d’appel de Paris a réduit sa peine mardi pour avoir orchestré son insolvabilité. Il a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme à purger à domicile avec… pic.twitter.com/llRwvj7e9i
— Citizen Média 🗞️ (@CitizenMediaFR) October 7, 2025
Cavale, capture et justice accommodante
Arrêté à Rome en mars 2025 sous une fausse identité, extradé en juillet, Marco Mouly écope finalement d’une peine amenuisée pour insolvabilité organisée et blanchiment. La cour a invoqué son âge — soixante ans — et son état de santé, préférant le confiner à domicile plutôt que derrière les barreaux de Fresnes. Il reste certes interdit de gérer toute société et redevable d’une amende conséquente, mais une partie de l’argent volé demeure introuvable.
L’amère leçon
Sur les réseaux, certains s’indignent de voir un « saboteur des politiques climatiques » si tôt libéré. Au-delà du cas Mouly, c’est la capacité de la justice à sanctionner la délinquance financière qui est en jeu. La surveillance électronique suffira-t-elle à contenir un homme qui a fait de la fuite et de la dissimulation un mode de vie ? Tant que le système produira des peines aussi commodes que les fraudes qu’elles prétendent punir, les Marco Mouly de ce monde auront de beaux jours devant eux.
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