L’art de manipuler les Français, selon Macron et ses conseillers

1 avril 2021 | Vidéos

Avec un peu d’avance sur le calendrier, Emmanuel Macron a réussi son 1er avril. Celui qui voulait imposer à tous les Français de dire « chocolatine » (une blague de potache révélée par Wikileaks, mais heureusement débunkée par Libération). Celui-là, oui le même, les a tous confinés. Et cela pour leur bien et après avis de son Conseil de Défense : 4,5 millions de Français ont contracté la maladie, a-t-il tout bonnement déclaré. Comment est-ce possible qu’il confonde « cas » et « malades », me direz-vous. Eh bien ! c’est que vous avez tout simplement un très mauvais esprit : les Français n’ont pas pu élire en toute conscience un psychopathe sadique et infantile au poste suprême, voilà tout. 

Le confinement, sans confinement, quoique…

Et les effets secondaires de ce confinement sur la totalité du territoire ? Comme pour les  vaccins, pas de quoi s’angoisser. Certes les enfants sont confiés aux parents, mais pas pour qu’ils s’en occupent, ou le moins possible. Grâce au télétravail les rapports parents-enfants se trouveront grandement améliorés.. 

Les ados auront droit aux vacances, mais… sans partir en vacances. Pour ne pas faire la même erreur que l’Espagne, les visites en Saintes Familles seront autorisées pendant le week-end pascal, mais seulement ces deux jours. Pas plus. Heureusement, même si Castex l’a déconseillée, la chasse aux œufs de Pâques n’a pas été interdite par Notre Cher Président.

Lorsque le télétravail ne sera pas possible, on pourra toujours emprunter pour payer les Français à rester chez eux. Un tour de planche à billets et hop ! on recreuse la dette ! Merci les banques ! 

Attention ! on est en démocratie, il y aura forcément débats et vote à l’Assemblée. C’est légal, hein !

Le confinement ou l’art de détourner l’attention

Cette étrange façon de faire ressemble à la technique des pickpockets et des prestidigitateurs. Dans les cabinets conseils qui gouvernent à la place de Macron, on la connaît, la technique. Regardez cette vidéo, ça vous en donnera une idée.

La loi « sécurité pour les forces de l’ordre »

Le confinement global, avec ses incohérences qui font parler, est, bien sûr, une façon de détourner l’attention de ce qui est important. Allez, droit au but avec l’accord des sénateurs et des députés sur la loi Sécurité globale. Car elle est vraiment au point, cette loi à présent, adoptée aussi rapidement qu’un chiot à la SPA. Ce n’est pas le genre de mauvaise blague du 1er avril, comme Macron quand il débarque sans prévenir à la télé.

Et la loi va passer discrètement dans la manche pendant qu’on regarde ailleurs, vers le confinement, par exemple.

– Tout d’abord, ce qui nous rassure vraiment, c’est que les policiers pourront garder (et utiliser, cela va de soi) leur arme de service en dehors du service. Ils seront en sécurité, les pauvres. Nous un peu moins, mais cela aussi, ça va de soi.

– Les caméras-piétons feront partie de la panoplie du parfait policier. Le déclenchement de l’enregistrement fera l’objet d’une information des personnes filmées, sauf… si les circonstances l’interdisent. Ah! les circonstances !

– Les drônes filmant des manifestations sont désignés dans la loi sous le terme « Caméras installées sur des aéronefs circulant sans personne à bord » — ça c’est drôlement bien trouvé, je n’ai pas résisté au plaisir de vous en faire part. A ce propos, la loi nous rassure tout de suite : «  Sont prohibés […] la reconnaissance faciale, ainsi que les interconnexions, rapprochements ou mises en relation automatisés des données à caractère personnel issues de ces traitements avec d’autres traitements de données à caractère personnel. » Ah ! là on est totalement rassurés car cette technique est limitée en cas d’ « infractions, lorsque des circonstances liées aux lieux de l’opération rendent particulièrement difficile le recours à d’autres outils de captation d’images ou sont susceptibles d’exposer leurs agents à un danger significatif ». Toujours « les circonstances » ! Et d’ajouter le « danger significatif ». Pour qui ? me demanderez-vous, mauvais citoyen. On ne vous répond même pas ! Non mais !

Un article, que nous appellerons « spécial journalistes », prévoit des peines de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende pour « l’identification d’un agent de la police nationale, d’un agent des douanes lorsqu’il est en opération, d’un militaire de la gendarmerie nationale ou d’un agent de la police municipale, lorsque ces personnels agissent dans le cadre d’une opération de police ». Mais laissez donc la police travailler en paix et en sécurité. Certes elle est armée, même hors service, mais l’essentiel n’est-il pas qu’elle puisse travailler son tir et ses techniques de close combat sur les complotistes, sans craindre pour sa sécurité personnelle. Ces forces sont garantes tout autant de leur sécurité que de l’ordre.

Le confinement pour éviter la pénurie de lits ? Ah ! bon

« Je veux ici remercier les étudiants en médecine, les retraités, le service de santé des armées tous les volontaires de la réserve sanitaire, tous seront mobilisés de manière accrue pour porter dans les prochains jours, notre capacité à un peu plus de 10 000 lits », a déclaré notre leader suprême. Il n’a pas précisé si ce coup de main sera volontaire et rémunéré. Ce serait manquer de hauteur de vue. Un peu comme nous lorsque nous ajoutons qu’il a supprimé 5 293 lits depuis qu’il est au pouvoir.

La stratégie des erreurs est un choix gagnant, mais pour qui ?

« A chaque étape de cette épidémie, nous pourrions nous dire que nous aurions pu faire mieux, que nous avons commis des erreurs. Tout cela est vrai », a annoncé le président de la République. Comment pourrions-nous décemment lui reprocher ses erreurs puisqu’il est le premier à en convenir ? Et puis nous sommes une démocratie, avec une Justice. Pas une république bananière comme la Belgique condamnée pour ses mesures sanitaires illégales. En France, tout est légal !

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.