Des journalistes et politiques français menacés d’assassinat par le site ukrainien Myrotvorets « Peacemaker »

Justice, Politique

mise à jour le 06/10/22

Lancé en décembre 2014 par l’homme politique et militant ukrainien Georgy Tuka, le site Myrotvorets « Peacemaker » liste les personnalités qu’il considère être des ennemis de l’Ukraine. Nous pouvons y retrouver la journaliste de TF1 Liseron Boudoul, le Grand Reporter à TF1 Gilles Parrot, Xavier Moreau du site Stratpol, Ségolène Royal, Eric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Marion Maréchal Le Pen… Daria Douguine était l’une des personnalités que ce site avait signalées. Après son assassinat, la photo de la jeune journaliste a été barrée en rouge où il est écrit « liquidée ».

Selon un rapport de la Division de l’information, de la documentation et des recherches (DIDR) du ministère de l’Intérieur français, « En 2015, le Centre Mirotvorets diffuse sur son site des informations détaillées relatives à diverses personnalités opposées au gouvernement ukrainien, parmi lesquelles Alexander Peklushenko, ancien membre du Parlement, gouverneur de la région de Zaporizhia et membre du Parti des régions de Viktor Ianoukovitch ; Mikhail Chechetov  et Oleg Kalashnikov, deux anciens membres du Parlement sous l’étiquette du même parti, et Oles Buzina un journaliste d’opposition. En quelques mois, tous les quatre sont tués ou se suicident de manière suspecte : le 26 février 2015, Alexander Peklushenko est retrouvé mort par balles ; le 28 février 2015, Mikhail Chechetov « tombe » de la fenêtre de son appartement du 17e étage. Le 15 avril, Oleg Kalashnikov est tué dans la rue, et le 16 avril 2015 Oles Buzina est abattu devant son immeuble.

Le 7 mai 2016, dans le même genre, le Centre Mirotvorets publie sur son site les données personnelles de 4 508 journalistes et membres de médias nationaux et internationaux ayant été accrédités pour travailler sur le territoire des Républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk. Les 20 et 21 mai 2016, cette liste est complétée par plusieurs centaines d’autres noms. Parmi les personnes répertoriées figurent des journalistes de CNN, de l’Agence France-Presse (AFP), de Reuters, mais aussi de la BBC, du New York Times, de Vice News et d’Al Jazeera. La publication de l’ensemble de ces données, extraites de la base de données du ministère de la Sécurité d’État de la « République populaire de Donetsk », est accompagnée d’un commentaire du Centre Mirotvorets dans lequel celui-ci explique ne pas savoir quelles seront les conséquences de cette divulgation mais que celle-ci s’avérait nécessaire du fait que ces journalistes coopéraient avec des combattants issus d’organisations terroristes. »

Le Média en 4-4-2

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