Un monopole légalisé : quand l’État abandonne son rôle
Le problème ? Ces autoroutes sont des monopoles. « Privatiser un monopole, c’est offrir un permis de voler en règle », résume Montebourg. Sans concurrence, les concessionnaires fixent les prix à leur guise, et les rapports s’accumulent pour le confirmer. Une commission sénatoriale, l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes ont tous pointé du doigt une rentabilité indécente. Pire : selon l’IGF, les péages seraient surévalués de 58 %. « On parle bien d’une arnaque légale, validée par l’État », s’indigne l’ancien ministre.
🚨🇫🇷 Montebourg confirme le braquage !
Même une horloge cassée donne l’heure deux fois par jour… Cette fois, il a raison : nos autoroutes sont une pompe à fric pour le capitalisme de connivence !
On a payé ces routes avec nos impôts, nos parents les ont financées, et aujourd’hui… pic.twitter.com/Mfc0KJKWAX— GDams (@Gdams70) April 24, 2026
La solution ? Un euro symbolique et un peu de volonté politique
Des juristes estiment que l’État pourrait récupérer les concessions pour un euro symbolique, évitant ainsi ce « pillage organisé ». Montebourg ne réclame pas la gratuité – juste que « l’argent des péages serve à entretenir les routes et les rails, plutôt qu’à engraisser des actionnaires ». Une idée simple : réinvestir dans le réseau routier non concédé ou moderniser des lignes ferroviaires comme Paris-Limoges, aujourd’hui à l’abandon.
Le gouvernement, lui, préfère attendre 2032-2037, date de fin des concessions actuelles. « Six à onze ans de surtaxes en perspective : une aubaine pour les privés, un calvaire pour les usagers », raille Montebourg.
L’action collective : quand les Français se rebiffent
Face à l’inaction de l’État, des milliers d’automobilistes – particuliers et professionnels – ont saisi le Conseil d’État via la plateforme MyLeoLegal. Objectif : obtenir le remboursement rétroactif des péages surfacturés. Pour 35 euros (particuliers) ou 120 euros (professionnels), ils espèrent récupérer une partie de l’argent indûment prélevé. « Même moi, j’ai demandé le remboursement de mon trop-perçu », confie Montebourg, qui exige une action immédiate du gouvernement – « pas seulement sur les remboursements, mais sur le préjudice subi ».
80 euros l’aller-retour Paris-Lyon : la cerise sur le gâteau de l’escroquerie
Dans un contexte où chaque euro compte, les hausses annuelles des péages (4 % en 2023, 3 % en 2024, 0,92 % en 2025) sont une double peine. Avec une nouvelle augmentation prévue en 2026, l’aller-retour Paris-Lyon coûtera 80 euros – un record. « On marche sur la tête : les Français paient pour des routes qu’ils ont déjà financées, pendant que l’État joue les figurants », conclut Montebourg.
Les concessions d’autoroutes mais pas que. C’est une affaire de copins et de coquins, de pillage, disont une escroquerie manigancée par des crapules à leur seul bénéfice au détriment des Français payeurs initiaux. Les politicards sont engagés par omission ou par commission. Lorsque ces autoroutes repasseront dans le giron de la France, tous les frais d’infrastructure (ouvrages d’art, ponts et chaussées) de travaux non exécutés, de remise en conformité seront à nouveau à la charge du contribuable. De beaux discours, du baratin, de l’ingénierie, pour prévenir la grogne des éternels lésés.