Pédocriminalité

Violences, abus sexuels, tortures : Un couple britannique condamné pour le meurtre et les sévices sur leur bébé adopté

Un tribunal de Preston a rendu son verdict le 15 juin 2026 : Jamie Varley, 37 ans, professeur à l’académie South Shore de Blackpool, et John McGowan-Fazakerley, 32 ans, responsable commercial, sont coupables du meurtre et des sévices infligés à leur fils adopté, Preston Davey, 13 mois. Le premier a écopé de la condamnation pour meurtre, ainsi que pour des agressions sexuelles, des violences physiques et psychologiques répétées. Le second, complice, a été reconnu coupable d’avoir causé ou permis la mort de l’enfant, en plus de cruauté et d’agressions sexuelles.

mise à jour le 18/06/26

Jamie Varley et John McGowan-Fazakerley ont transformé l’amour parental en séance de torture.

Une enfance volée en quatre mois

Né en juin 2022, Preston Davey avait d’abord connu une parenthèse de bonheur. Placé sous la protection du conseil d’Oldham à seulement cinq jours, il avait été confié à des familles d’accueil, Sandra et Paul Cooper, où il était décrit comme un enfant épanoui. Mais en avril 2023, sa vie bascule : adopté par le couple Varley-McGowan-Fazakerley, il est installé dans leur maison de Staining, près de Blackpool. Quatre mois plus tard, le 27 juillet 2023, il est mort.

L’enfer au quotidien

Pendant ces quatre mois, Preston a subi l’impensable : violences physiques, abus sexuels, tortures psychologiques. L’autopsie, menée par un médecin légiste du Home Office, a révélé 40 blessures traumatiques, internes et externes – ecchymoses, égratignures, lésions à la gorge, à la bouche, au bas-ventre. Certaines correspondaient à des pénétrations forcées. Pire : Jamie Varley a immortalisé ces horreurs, prenant des photos et vidéos indécentes de l’enfant, qu’il a même partagées avec son complice.

Des mensonges grossiers et des alertes ignorées

Pour justifier la mort de Preston, le couple a invoqué un accident domestique : une noyade dans la baignoire. Jamie Varley a prétendu que l’enfant était tombé du siège de bain, la tête dans l’eau, pendant qu’il allait chercher une serviette. L’autopsie a balayé cette version : Preston est mort d’une obstruction aiguë des voies respiratoires, causée par un étouffement ou l’introduction d’objets dans sa bouche. Aucune trace de noyade n’a été retrouvée – cheveux secs, corps sec, absence d’eau dans les poumons.

Pourtant, les signes avant-coureurs ne manquaient pas. Preston avait été hospitalisé à trois reprises à l’hôpital Victoria de Blackpool : en mai pour une infection thoracique, en juin pour de la fièvre, et le 10 juillet pour une fracture du coude, présentée comme un accident. Des professionnels de santé et des proches avaient alerté, en vain.



Un procès et des questions sans réponses

Après huit semaines d’audience au tribunal de Preston, les verdicts sont tombés. Jamie Varley a été reconnu coupable de meurtre, de deux agressions par pénétration, de cinq chefs de cruauté envers un enfant, de coups et blessures graves, d’agressions sexuelles, de 13 chefs de prise de photos ou vidéos indécentes, et de diffusion de ces images. John McGowan-Fazakerley, lui, a été condamné pour complicité de meurtre, cruauté envers un enfant et agression sexuelle.

Leur condamnation sera prononcée le jeudi suivant par le juge M. Justice Turner.

Un système en accusation

Ce dossier soulève des questions accablantes : comment un tel calvaire a-t-il pu se produire sous le nez des services sociaux ? Pourquoi les signalements n’ont-ils pas été suivis d’effets ? Des voix s’élèvent déjà pour réclamer une enquête publique sur les défaillances du système de protection de l’enfance. Car si Jamie Varley et John McGowan-Fazakerley sont les bourreaux, ce sont aussi les failles institutionnelles qui ont scellé le destin de Preston Davey.

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