Géopolitique

Jacques Sapir : « On ne pourra pas se passer du gaz russe » – L’Europe paiera cher son idéalisme !

L’Europe, ivre de vertueuses sanctions, découvre avec stupeur que le pétrole n’est pas qu’un carburant, mais le sang de sa propre économie. Jacques Sapir, lui, avait prévenu : cette crise serait la plus dévastatrice depuis un demi-siècle.

mise à jour le 03/05/26

L’Occident a sanctionné le pétrole russe et découvre aujourd’hui qu’il a scellé son propre déclin industriel.

Avec 40 % des pétroles lourds — ces nectars noirs indispensables à la pétrochimie, aux engrais et à l’hélium — disparus des marchés, l’Occident paie cash son mépris pour les réalités géoéconomiques. Les usines tournent au ralenti, les prix de l’urée explosent (+100 % aux États-Unis), et les compagnies aériennes annulent des vols faute de kérosène. Pendant ce temps, la Russie, dont l’Urals se vend désormais 20 % plus cher que le Brent, savoure ce retournement ironique : l’Europe, en refusant son gaz, a simplement poussé l’Asie à tout racheter. « Une stupidité », résume Jacques Sapir — et le marché, lui, a déjà tranché. Un calcul pas si stupide, si on se place du côté américain…

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