En pleine guerre contre l’Iran, l’administration Trump s’enferre dans une contradiction brutale. D’un côté, la Maison-Blanche justifie l’offensive comme une action censée protéger et “libérer” les Iraniens d’un régime décrit comme dangereux. De l’autre, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth assume publiquement une stratégie de domination aérienne totale et lâche une formule qui choque jusque dans les rangs des alliés.
La déclaration qui met le feu
Mercredi 4 mars 2026, lors d’un briefing au Pentagone sur l’opération « Epic Fury », Pete Hegseth déclare que les États-Unis et Israël — « les deux forces aériennes les plus puissantes au monde » — vont contrôler complètement le ciel iranien, en listant les moyens engagés : B-2, B-52, B-1, drones Predator, chasseurs chargés de “sélectionner les cibles”. Et il conclut par cette phrase : “mort et destruction depuis le ciel toute la journée”.
NOW – Secretary of War Hegseth: « The two most powerful air forces in the world will have complete control of Iranian skies… B-2s, B-52s, B-1s, predator drones, fighters controlling the skies, picking targets, death and destruction from the sky all day long. » pic.twitter.com/3Pp1GdBySJ
— Disclose.tv (@disclosetv) March 4, 2026
Dit autrement : ce n’est pas un discours de “protection”. C’est l’annonce d’une machine de guerre aérienne conçue pour frapper en continu.
Le récit officiel : “défendre” et pousser les Iraniens à renverser le pouvoir
Quatre jours plus tôt, Donald Trump annonce le début de « major combat operations in Iran » et appelle les Iraniens à “prendre le contrôle de leur gouvernement”.
Le message vendu : frapper le régime, pas le peuple.
Le problème, c’est que la phrase de Hegseth pulvérise cette ligne. Parce qu’aucune campagne de “mort et destruction” menée “toute la journée” ne se déroule dans le vide : elle se déroule au-dessus de villes, d’infrastructures, de réseaux électriques, de routes, d’aéroports, d’hôpitaux. Et elle se traduit mécaniquement par des morts, des blessés, des déplacements.
Et quand un responsable de ce niveau choisit ces mots, il ne “dérape” pas : il expose la logique de guerre telle qu’elle est pensée au sommet.
Pete Hegseth… Encore un crapaud à grande gueule !