Le Pr Macron a un médoc miracle : le Bamlanivimab de la famille Cazeneuve !

1 mars 2021 | Politique, Santé, Société

Le Bamlanivima est un anticorps monoclonal destiné aux plus de 80 ans ne présentant que des formes symptomatiques légères de Covid-19. L’ANSM lui a accordé une autorisation temporaire dutilisation et l’Etat en aurait commandé cent mille doses.

Des dizaines de millions d’euros sont consacrés à l’achat de Bamlanivimab. Dès à présent quatre-vingt-trois centres hospitaliers reçoivent des milliers de doses de traitement « qui pourront commencer à être administrées avec prudence », annonce Olivier Véran le 25 février. Pourquoi « avec prudence » ? Parce que ce médicament n’en est qu’à la phase II de l’expérimentation. Parce que qu’il est destiné aux plus de 80 ans, alors qu’il a été testé essentiellement sur des personnes d’un âge médian de 46 ans (12 % de plus de 65 ans seulement dans le groupe étudié). Les patients qui recevront ce médicament seront donc des cobayes.

Administré seul, le Bamlanivimab est inefficace

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé n’a donné son autorisation temporaire qu’en attendant de l’associer à un autre anticorps monoclonal. Côté américain, la Food and Drug Administration considère le Bamlanivimab comme un médicament expérimental. Elle l’a autorisé, mais sans l’approuver pour aucune indication.

L’Etesevimab (non disponible) devrait lui être associé

L’association du Bamlanivimab et de l’Etesevimab serait peut-être efficace. C’est cette bi-thérapie que la FDA a autorisée le 9 février et que le laboratoire Lilly préconise. Les National Institutes of Health recommandent donc l’utilisation du Bamlanivimab à 700 mg et de l’Etesevimab à 1 400 mg. On ne connaît pas le prix du l’Etesevimab, mais il s’ajouterait aux 2 000 euros du Bamlanivima

Une administration pas facile

Le Bamlanivimab est administré à l’hôpital par voie intraveineuse pendant une heure et dans un délai maximal de cinq jours après le début des symptômes.

Deux mois après l’injection, le Bamlanivimab disparaît du corps !

« Dans le cas de ces nouveaux traitements, on estime que les anticorps disparaissent après environ huit semaines », explique Danny Altmann, le spécialiste de l’Imperial College de Londres. Alors, on remet ça tous les deux mois avec Lilly ou on arrête la plaisanterie ?

La santé est bonne en république bananière

Le Bamlanivima des laboratoires Lilly est cher, mais, selon le Pr Pierre Cochat, président de la commission de la transparence au sein de la Haute Autorité de santé, une journée en soins intensifs est facturée près de 3 000 euros. Alors, il ne faut pas hésiter.

Surtout quand il se trouve que Béatrice Cazeneuve, femme de Jean-René Cazeneuve, député LREM, est directrice de l’accès national et régional et nouveaux produits chez Lilly ; et Marguerite Cazeneuve, leur fille, conseillère technique en charge de la protection sociale et des comptes sociaux à l’Elysée et à Matignon. Tiens ! une ancienne consultante de McKinsey… et chargée de la réforme (euh… disparition) des retraites. Et n’oublions pas le petit dernier, Pierre Cazeneuve, conseiller technique auprès de Pierre Blondel, chef de cabinet de la présidence. Quelle belle famille ! Cela fait plaisir de voir autant de talents désintéressés au service de la nation. 

Rien ne doit nuire aux affaires…

La Direction générale de la Santé (DGS) affirme que le Bamlanivimab est efficace contre le variant anglais, mais sur les variants dits sud-africain et brésilien, on ne sait pas. En fait la DGS ne sait rien du tout.
Celle précipitation rappelle celle en faveur du Remdésivir avant l’aveu de l’arnaque par Gilead.
Pourtant, quand il s’agit du Plaquénil (5,19 euros) utilisé à l’IHU de Marseille ou du Clofoctol (16 euros) étudié par l’Institut Pasteur de Lille, le gouvernement freine des quatre fers, interdit, désinforme, coupe les crédits. Utiliser deux médicaments anciens et sans danger, où serait le profit ?

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.