La Nouvelle-Zélande demande aux citoyens de dénoncer les complotistes susceptibles d’être des terroristes

Politique

mise à jour le 05/11/22

Dans un timing presque parfait avec la France et la mise en place des Assises des dérives sectaires et du complotisme afin d’organiser un plan d’action avec la secrétaire d’État, Sonia Backès, qui se penche sur la question d’un numéro vert pour dénoncer son collègue de travail qui douterait un peu trop de la propagande du gouvernement. De son côté la Nouvelle-Zélande, a pris un peu d’avance et met déjà en place les moyens de faire taire toute contestation contre l’autorité du pays.


La patronne du Service de renseignement « NZSIS », Rebecca Kitteridge, craint des menaces terroristes à cause d’une « augmentation significative » de la rhétorique violente contre l’autorité du pays depuis les restrictions sanitaires Covid-19.

Selon Rebecca Kitteridge la radicalisation se produirait principalement en ligne, les théories du complot fournissant un « smorgasbord [NDLR, en français : un assortiment]» pour la rhétorique et l’idéologie extrémistes : « Auparavant, les mouvements extrémistes violents étaient relativement simples à définir, mais aujourd’hui, les frontières sont souvent floues. Les extrémistes d’aujourd’hui sont susceptibles d’aller en ligne pour explorer une gamme d’idéologies, de groupes et de croyances. Ils sélectionnent essentiellement parmi un assortiment de points de vue extrémistes ceux qui peuvent résonner avec eux. »

Afin de remédier à cette problématique, le gouvernement a mis en ligne un guide, publié en ligne, où il est présenté une variété de « signes de stade précoce à tardif » qu’un individu pourrait envisager d’exécuter une attaque terroriste. « Nous voulons aider les Néo-Zélandais à se sentir rassurés sur le fait que leurs préoccupations sont également susceptibles d’être nos préoccupations. Nous espérons qu’ils se sentiront alors suffisamment en confiance pour partager leurs informations avec nous »,  […] Nous savons que les acteurs isolés constituent la menace extrémiste violente la plus probable. Le public est peut-être mieux placé que les autorités pour voir cette menace, en particulier à ses débuts », a déclaré la chef de l’espionnage néo-zélandaise.

Rebecca Kitteridge « Je demande à tous les Néo-Zélandais de surveiller les comportements ou les activités facilement observables et de les signaler. » Voici comment les citoyens néo-zélandais pourront dénoncer les citoyens susceptibles d’être des complotistes-terroristes :

  • Pour contacter NZSIS (Service de renseignement). Remplissez un formulaire en ligne en toute confidentialité sur le site Web de NZSIS : www.nzsis.govt.nz
  • Pour communiquer à la police. Vous pouvez soit : Remplir un rapport en ligne sur 105.police.govt.nz, ou appelez le numéro non urgent 105.
  • Appelez Crimestoppers de manière anonyme au 0800 555 111.

« Selon la loi néo-zélandaise, un acte terroriste est défini comme un acte à motivation idéologique, politique ou religieuse qui vise à intimider une population, ou contraindre ou forcer le gouvernement à faire ou ne pas faire certaines choses. Un acte terroriste peut inclure des actes causant la mort ou de blessures corporelles graves, mais ne se limite pas nécessairement à cela. »

Rappelons à nos lecteurs le discours du Premier ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern. S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies le 23 septembre 2022, elle demandait aux dirigeants du monde d’abolir la liberté d’expression car pour elle « C’est une arme de guerre ! »

Le Média en 4-4-2.

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