Didier Maïsto, qui connaissait intimement Olivier Marleix, dresse le constat sévère d’un testament politique trahi par sa propre publication. Il relève un style certes fidèle au député disparu, mais une absence criante de révélations et de la virulence que l’on trouvait dans ses précédents travaux, comme « Les Liquidateurs ». Le changement de ton est si flagrant qu’il laisse planer le doute sur une éventuelle censure ou autocensure posthume.
Préfacé par Michel Barnier, édité par une maison appartenant à l’oligarque Kretinski, l’ouvrage semble pris dans les rets du système qu’il prétendait dénoncer. Pour Didier Maïsto, cette publication ressemble à une opération de neutralisation : un livre inoffensif, pour un crime parfait, dans une République où l’égalité devant la loi n’est plus qu’un lointain souvenir. La trahison des intérêts nationaux, dénoncée par Marleix, se poursuit ainsi jusque dans la gestion de son héritage intellectuel.
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