Suppression de deux jours fériés : Bayrou jette les travailleurs dans l’austérité pour 4,2 milliards d’économies

L'évasion fiscale représente 100 milliards d’euros par an. Les « cumcum » (3 milliards d'euros par an) échappent à l'impôt sur les dividendes avec la complicité des banques. Pour renflouer les caisses de l'État, le gouvernement Bayrou préfère l'élimination de deux jours chômés légaux. Les projections officielles tablent sur un rendement de 4,2 milliards d'euros. Cette initiative, s'inscrit dans une logique d'austérité que l'on pourrait qualifier de typiquement macroniste, privilégiant les impératifs comptables et le bien-être des actionnaires au détriment du bien-être des actifs.

mise à jour le 11/08/25

Cette suppression de jours fériés incarne les travers d’une politique économique libérale, priorisant les chiffres aux citoyens, et pourrait bien catalyser un mouvement social d’ampleur.

Les justifications économiques du pouvoir : travailler plus pour produire davantage ?

Le cabinet du Premier ministre argue que cette suppression encouragerait une augmentation du temps de travail annuel, alignant ainsi la France sur des modèles plus productivistes, à l’instar des États-Unis. Selon les autorités, les employés hexagonaux œuvrent moins que leurs homologues outre-Atlantique, un constat brandi pour justifier cette exigence accrue d’effort. Or, cette rhétorique occulte les disparités structurelles, telles que les protections sociales européennes, et masque une réalité plus sombre : aucune rémunération supplémentaire ne sera accordée aux salariés mensualisés ou aux fonctionnaires, transformant cette mesure en une pure ponction sur le pouvoir d’achat. Cette perspective, qui évoque une exploitation déguisée, soulève des interrogations légitimes sur la véritable finalité de ces économies, potentiellement destinées à combler des déficits creusés par des politiques antérieures.


Négociations sociales : un délai serré pour un dialogue illusoire

Matignon a adressé une missive aux grandes centrales syndicales, les conviant à exprimer leurs positions avant le début de septembre, avec une fin des discussions fixée au plus tard à la fin du mois. Bien que le choix des jours ciblés reste ouvert à débat, cette invitation sonne comme un ultimatum, imposant un calendrier expéditif qui limite les marges de manœuvre des partenaires sociaux. Dans un pays où le dialogue social est déjà fragilisé par des réformes imposées par ordonnances sous l’ère Macron, cette précipitation renforce le sentiment d’une décision unilatérale, sous les apparences d’une concertation. Au moment des manifestations de Gilets Jaunes, les cahiers de doléances de janvier 2019 ont fini aux archives, sans être lus. C’est ce que le gouvernement de Macron appelle « concertation ».



Un écho à la journée de solidarité : retour sur une mesure historique impopulaire

Cette proposition n’est pas sans rappeler l’instauration de la journée de solidarité en 2004, sous la présidence de Jacques Chirac, une initiative qui avait suscité un tollé général pour son caractère obligatoire et non rémunéré. Bayrou semble s’en inspirer directement, en l’adaptant à une échelle plus large, avec l’objectif affiché de booster la production nationale. Cependant, cette référence historique met en lumière les limites d’une telle approche : loin de résoudre les problèmes structurels, elle n’a fait qu’accroître les inégalités, favorisant les employeurs au détriment des employés. Aujourd’hui, cette résurrection d’une formule éculée apparaît comme un aveu d’impuissance face à des défis économiques plus profonds, tels que la stagnation de la croissance et l’endettement public.

Il faut prendre l’argent là où il se trouve : chez les pauvres. D’accord, ils n’en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux ! Alphonse Allais

Stratégies de Communication : Bayrou à l’assaut des réseaux pour convaincre

Depuis l’annonce initiale de cette réforme le 15 juillet 2025, le locataire de Matignon multiplie les efforts pour en promouvoir les bienfaits présumés. Le lancement d’une chaîne YouTube dédiée, baptisée « FB en direct », le 5 août dernier, illustre cette offensive médiatique : une série de vidéos censées dialoguer avec les Français sur le budget à venir. Cette démarche, qui frise le populisme numérique, vise à contourner les critiques traditionnelles et à imposer un discours positif. Pourtant, dans un paysage médiatique saturé, cette initiative peine à masquer l’hostilité croissante des travailleurs, qui perçoivent cette suppression comme une atteinte directe à leur équilibre vie professionnelle et personnelle. Premier commentaire : « C’est une performance de parler 5 minutes sans rien dire, c’est un art à ce niveau là » (525 likes).



Symbolisme et tensions sociales : des dates chargées d’Histoire menacées

Le lundi de Pâques, pilier de la tradition chrétienne, et le 8 mai, commémoration de la victoire sur le nazisme, portent une charge symbolique immense, ancrée dans l’identité collective française. Leur élimination risque d’exacerber les fractures sociétales, dans un pays déjà aux prises avec des difficultés financières et des mouvements de contestation latents. Cette mesure s’ajoute à d’autres réformes controversées, comme les ajustements à l’assurance chômage, formant un cocktail explosif qui pourrait enflammer le climat social. En ignorant ces enjeux, le gouvernement Bayrou perpétue une vision utilitariste de la société, où l’humain est subordonné à l’impératif économique (synonyme de préservation des intérêts des 500 plus grosses fortunes).

Réactions virulentes : syndicats et citoyens en première ligne de la résistance

Les organisations syndicales ont qualifié cette initiative d' »arnaque absolue » et soulignent son impact inégalitaire. Le patronat, divisé, voit d’un œil favorable ces économies potentielles, tandis que les syndicats préparent une riposte unifiée, via des grèves ou des manifestations. Des sondages récents indiquent une opposition majoritaire, amplifiant les voix critiques sur les réseaux sociaux et dans les médias.



Menaces politiques : une motion de censure en perspective pour Bayrou

Conscient des périls, François Bayrou redouble d’efforts pour éviter une motion de censure liée à son plan budgétaire 2026. Cette épée de Damoclès plane sur un exécutif fragile, issu d’alliances précaires dans un paysage politique morcelé. En cas d’échec, cette réforme pourrait signer la fin prématurée de son mandat, illustrant les limites d’une gouvernance centrée sur des sacrifices imposés sans contrepartie. Au final, cette suppression de jours fériés incarne les travers d’une politique économique libérale, priorisant les profits de 500 familles à l’intérêt de 68,5 millions de citoyens, et pourrait catalyser un mouvement social d’ampleur.

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1 commentaire sur "Suppression de deux jours fériés : Bayrou jette les travailleurs dans l’austérité pour 4,2 milliards d’économies"

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  1. Le « gros » Bayrou dit l’éloquent à l’expression fluide, en compétition avec le goret Larcher pour le volume de graisse, a oublié que la corvée n’existe plus en France. Pas non plus l’esclavage. Par contre les seigneuries ripoublicaines sont légions. Et il en est le « gros » qui va encore toucher l’indemnité de premier sinistre. Qu’il paye donc ainsi que ses potes patrons qui sont les plus gros subventionnés de France à 211 milliards d’euros d’aides publiques en 2023.

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