Religion

Le Lundi de Pâques : Un jour sacré menacé par l’austérité laïcarde de la macronie

Ce mardi 15 juillet 2025, François Bayrou, Premier ministre d’un gouvernement macroniste à bout de souffle, a jeté un pavé dans la mare en proposant la suppression de deux jours fériés, dont le lundi de Pâques, dans le cadre de son plan d’économies pour le budget 2026. Une mesure présentée comme une nécessité économique, mais qui sonne comme une provocation calculée, un affront aux racines chrétiennes de la France et à la mémoire collective de notre nation. Derrière l’argument fallacieux d’un lundi de Pâques « sans signification religieuse », c’est une nouvelle étape dans la déchristianisation rampante orchestrée par un pouvoir déconnecté des aspirations profondes des Français.

mise à jour le 19/07/25

En s’attaquant au lundi de Pâques, la macronie poursuit son entreprise de sécularisation forcée, cherchant à effacer les repères chrétiens qui structurent encore notre société.

Le lundi de Pâques : un pilier du calendrier chrétien

Le lundi de Pâques n’est pas un simple appendice du dimanche pascal, comme François Bayrou, dans une ignorance ou une mauvaise foi consternante, ose le prétendre. Ce jour, férié en France depuis le IVe siècle, s’inscrit dans l’octave de Pâques, une période de huit jours instituée sous l’empereur Constantin pour célébrer la Résurrection du Christ, événement central de la foi chrétienne. Pâques commémore la victoire de Jésus sur la mort, le socle même de l’espérance chrétienne, et le lundi qui suit prolonge cette célébration, offrant aux fidèles un temps de recueillement et de joie spirituelle.

Dire, comme l’a fait Bayrou, que ce jour « n’a aucune signification religieuse » est une insulte aux millions de chrétiens de France et une méconnaissance crasse de l’histoire. Dès 1801, sous le Concordat signé par Napoléon Bonaparte avec le pape Pie VII, le lundi de Pâques a été maintenu comme jour férié, même face aux pressions économiques de l’époque. Napoléon, pourtant pragmatique, reconnaissait l’importance de ce jour pour l’âme d’une nation façonnée par deux millénaires de christianisme. Aujourd’hui, plus de cent pays dans le monde, de l’Allemagne à l’Italie en passant par le Canada, font du lundi de Pâques un jour chômé, respectant ainsi la portée universelle de cette fête.



Une mesure provocatrice, une diversion macroniste

La proposition de Bayrou ne sort pas de nulle part. En ciblant le lundi de Pâques et le 8 mai – jour de la victoire contre le nazisme, autre symbole fort de notre histoire –, le Premier ministre semble jouer une partition bien rodée : provoquer pour mieux détourner l’attention. En effet, cette annonce s’inscrit dans un plan d’austérité drastique visant à économiser 43,8 milliards d’euros, incluant le gel des retraites, des prestations sociales et des salaires, ainsi qu’une ponction sur les collectivités locales. En agitant le chiffon rouge de la suppression des jours fériés, Bayrou espère sans doute reléguer au second plan ces mesures impopulaires, qui frapperont de plein fouet les classes moyennes et les plus modestes.

Mais cette stratégie est aussi idéologique. En s’attaquant au lundi de Pâques, le gouvernement macroniste poursuit son entreprise de sécularisation forcée, cherchant à effacer les repères chrétiens qui structurent encore notre société. Ce n’est pas un hasard si Bayrou, catholique autoproclamé, choisit de minimiser la portée religieuse de ce jour : c’est une concession à l’esprit laïcard d’un exécutif qui, depuis huit ans, n’a cessé de mépriser les racines spirituelles de la France. Après avoir imposé des réformes sociétales clivantes et négligé les préoccupations des Français sur l’identité et la sécurité, voilà que Macron et ses relais s’en prennent à nos traditions les plus ancrées.



Une attaque contre l’histoire et l’identité française

Supprimer le lundi de Pâques, c’est bien plus qu’une question d’économie. C’est une atteinte à l’identité d’un peuple dont l’histoire est indissociable du christianisme. Les jours fériés ne sont pas de simples congés ; ils sont des marqueurs de notre mémoire collective, des moments où la nation se rassemble autour de ses valeurs fondatrices. Le lundi de Pâques, comme la Toussaint ou l’Assomption, incarne cette France qui, malgré les assauts de la modernité matérialiste, reste attachée à sa foi et à son héritage.

Les réactions outrées de « l’opposition autorisée », de Jordan Bardella à Fabien Roussel, montrent que cette mesure dépasse les clivages politiques. Bardella, président du Rassemblement national, a dénoncé une « attaque directe contre notre histoire, contre nos racines », tandis que Roussel, du PCF, parle d’un « braquage en bande organisée ». Même la CGT, par la voix de Sophie Binet, juge « très grave » la remise en cause du 8 mai. Ces voix, bien que diverses, convergent vers un même constat : ce gouvernement est prêt à sacrifier notre patrimoine pour masquer son incapacité à gérer les finances publiques.

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