Pour la psychanalyste Françoise Dolto : « Dans l’inceste, les petites filles sont toujours consentantes, il n’y a pas de viol ! »

Santé

mise à jour le 10/09/22

Françoise Dolto, malgré son look de dame patronnesse, naviguait sur le mouvement soixante-huitard sans se poser de questions. Confondant allégrement fantasme d’inceste et réalité de viol, elle dédouanait les pères délinquants sexuels de toute responsabilité, de toute culpabilité.


La revue féministe Choisir, présidée par Gisèle Halimi, publiait en 1979 un entretien avec la psychanalyste Françoise Dolto. Cette dernière tient des propos surréalistes sur l’inceste. En voici quelques extraits :

Revue Choisir – Vous parlez de l’inceste entre parents et enfants ?

Françoise Dolto – Dans l’inceste père-fille, la fille adore son père et est très contente de pouvoir narguer sa mère !

Revue Choisir – Et la responsabilité du père ?

Françoise Dolto – C’est sa fille, elle est à lui. Il ne fait aucune différence entre sa femme et sa fille, ou même entre être l’enfant de sa femme ou bien le père de sa femme. La plupart des hommes sont de petits enfants. Il y a tellement d’hommes qui recherchent dans leur femme une « nounou ». Et des femmes qui les confortent dans cette idée-là ! Alors la responsabilité de père, à ce niveau…

Revue Choisir – Donc, la petite fille est toujours consentante ?

Françoise Dolto – Tout-à-fait.

Revue Choisir – Mais enfin, il y a bien des cas de viol ?

Françoise Dolto – Il n’y a pas viol du tout. Elles sont consentantes.

Revue Choisir – Quand une fille vient vous voir et qu’elle vous raconte que dans son enfance, son père a coïté avec elle, et qu’elle a ressenti cela comme un viol, que lui répondez-vous ?

Françoise Dolto – Elle ne l’a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l’aimait et qu’il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l’amour avec lui.

Revue Choisir – D’après vous, il n’y a pas de père vicieux et pervers?

Françoise Dolto – Il suffit que la fille refuse de coucher avec lui, en disant que cela ne se fait pas, pour qu’il la laisse tranquille.

Revue Choisir – Il peut aussi insister ?

Françoise Dolto – Pas du tout, parce qu’il sait que l’enfant sait que c’est défendu. Et puis le père incestueux a tout de même peur que sa fille en parle. En général la fille ne dit rien, enfin pas tout de suite.

Entretien complet de Françoise Dolto dans le dossier Les enfants en morceaux publié dans le numéro 44  de la revue Choisir la cause des femmes où Dolto nie les viols incestueux, affirme que ce sont les maris des femmes battues qui doivent être aidés et non ces femmes elles-mêmes : Françoise DOLTO Interview Revue Choisir 1979.

Le Média en 4-4-2

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