L’avocat Fabrice Di Vizio : le scandale Remdesivir passe inaperçu, une plainte sera déposée

Santé

mise à jour le 06/02/21

Fabrice Di Vizio, avocat en droit de la santé publique, se demande :

« Le Remdesivir est-il exactement l’endroit, le lieu qu’on ne veut pas voir ? Y a-t-il un lien d’intérêts qui deviendrait conflit d’intérêts, qui deviendrait prise illégale d’intérêts ? »

Si l’ANSM a donné une autorisation de mise sur le marché au Remdesivir, ne peut-elle donner une autorisation de mise sur le marché à des vaccins inefficaces ? Porter plainte avec l’Association Victimes Coronavirus Covid-19 France, c’est montrer que la diversion n’empêche pas de voir où sont les vrais scandales. 

L’hydroxychoroquine a été interdite de prescription contre le Covid-19, vilipendée par les médias qui ont calomnié le Pr Raoult qui l’utilise avec succès. La communauté scientifique en débat. Il s’agit pourtant d’un médicament prescrit depuis longtemps sans ordonnance, utilisé par des milliards de personnes en traitement du paludisme, et son innocuité n’est plus à prouver.

D’un autre côté, toute la communauté scientifique sait que le Remdesivir est inefficace. Karine Lacombe en juin 2020 en a fait part à l’Assemblée, Eric Caumes en juillet à la HAS et pourtant, le même mois, l’ANSM lui accorde une autorisation temporaire permettant sa diffusion dans les hôpitaux et son remboursement par la Sécu (prétextant une « présomption forte d’efficacité »). On est là dans un exemple de mise en danger de la vie d’autrui. Le Remdesivir bénéficie toujours d’une autorisation européenne de mise sur le marché. L’UE en achète en octobre, juste avant que l’OMS ne déclare qu’il est inefficace. En novembre le Remdesivir continue à être proposé dans les hôpitaux.

L’attention est concentrée sur le « scandale » monté de toutes pièces de l’hydroxychloroquine. Personne ne regarde Gilead dont le chiffre d’affaires a explosé pour un Remdesivir qui ne marche pas. Personne ne regarde ni en direction de l’ANSM qui autorise le Remdesivir, ni de l’OMS qui a tardé à dire qu’il était inefficace, ni du directeur de l’AP-HP qui incite les hôpitaux à l’utiliser. L’arbre du « scandale » de l’hydroxychloroquine est utilisé afin de cacher la forêt des prises illégales d’intérêts à l’occasion du Remdesivir, des liens d’intérêts transformés en conflits d’intérêts et de la mise en danger de la vie d’autrui.

Jacqueline pour le « Média en 4-4-2 »

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