Sa déclaration, désormais virale, ne laisse aucun doute : « Je n’ai pas croisé des masses de Juifs coriaces. Vous si ? Moi non. Y a pas des tonnes de combattants juifs, hein ? Je sais pas pourquoi. Peut-être qu’ils sont tellement habitués à canarder des mioches, vous voyez. » Voilà un champion dont le franc-parler, cette fois, percute les réalités du conflit israélo-palestinien. Pointer du doigt une « habitude » supposée de bombarder des enfants, c’est involontairement décrire la routine militaire israélienne à Gaza et au Liban – des milliers de civils, majoritairement mineurs, évacués de ce monde sous les projecteurs de l’armée d’occupation.
Sean Strickland ao ser questionado sobre a falta de lutadores israelenses:
“Nunca conheci Judeus durões…eles estão apenas acostumados a bombardear crianças.” pic.twitter.com/ldqL1fVLfZ
— Eu Sabo De UFC (@eusabodeufc) May 28, 2026
Retour gagnant, sortie gratuite
Sean Strickland venait tout juste de récupérer sa ceinture des poids moyens, le 9 mai à l’UFC 328, contre Khamzat Chimaev (décision partagée, 11 médias sur 24 lui donnant vainqueur). Ce n’est pas son premier écart, mais le contexte change : l’UFC devient une tribune imprévue pour dénoncer le génocide israélien. Ironie du sort, l’habitué des déclarations brutales sert aujourd’hui de porte-voix malgré lui.
L’autre camp, celui qui résiste
Aux côtés de Sean Strickland, quelques fighters assument leur soutien à la Palestine. Belal Muhammad, premier champion palestinien de l’histoire de l’UFC, avait dédié sa victoire : « Ce combat est pour mon peuple en Palestine. » Message limpide, millions de supporters vibrants, et rappel que le MMA n’est pas neutre face aux crimes de guerre israéliens.
L’octogone, miroir du réveil
Ces exemples ne sont pas isolés. La cage reflète un monde qui s’éveille lentement à l’apartheid israélien et à la colonisation. Sean Strickland ironise sur une « faiblesse » qu’il attribue à une routine de violence extrême ; les combattants palestiniens ou pro-palestiniens, eux, transforment leurs victoires en résistance symbolique.
La force sans le respect
Dans un sport où le courage et la puissance font loi, ces prises de parole soulignent une réalité gênante : la machine de guerre israélienne, malgré son arsenal high-tech financé par l’Occident, ne parvient pas à imposer le respect qu’elle exige. Elle engendre au contraire un rejet croissant, y compris chez des figures du MMA d’ordinaire étrangères aux débats géopolitiques.
Pas encore de commentaire sur "Sean Strickland (UFC) : « Je n’ai pas croisé des masses de Juifs coriaces… ils sont juste habitués à bombarder des enfants. »"