Les morts suspectes : un schéma récurrent
D’après son ouvrage « Face à l’État profond », Hubert Marty relie des décès récents, comme ceux d’Olivier Marleix, Éric Dénécé ou du général Georgelin, à des affaires historiques (Boulin, Bérégovoy, Mesrine). Il y voit la marque d’un État profond qui, plutôt que de débattre, élimine ceux qui menacent ses secrets, de la corruption d’Alstom aux scandales financiers des années Mitterrand. Ces “coïncidences” tragiques, affirme-t-il, traduisent une dérive autoritaire où l’opposition, anesthésiée, reste muette.
Un silence complice, une démocratie en péril
Hubert Marty fustige l’absence de commissions d’enquête sur ces disparitions, pointant le silence des partis face à des assassinats déguisés en suicides. « Au lieu d’affronter les vrais sujets, on les élimine », lance-t-il, évoquant une France glissant vers une dictature feutrée. Si des figures comme Jean-Philippe Tanguy persistent à défier ce système, elles risquent, selon lui, de rejoindre la liste des « accidents » orchestrés par un pouvoir sans scrupules.
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