Zoom sur les caméras dans l’affaire Epstein

mise à jour le 13/09/21

Premier suicide, pas de chance : première vidéo effacée

La caméra de surveillance qui avait filmé le premier suicide d’Epstein le 25 juillet a été perdue, puis retrouvée par le personnel pénitentiaire. Mais la vidéo conservée par l’administration de la prison avait été faite à la bonne date et à la bonne heure, certes, mais à un autre étage. L’autre vidéo a été effacée par accident dans la prison, selon les procureurs. Elle avait été demandée par le codétenu, Nicholas Tartaglione, qui ne voulait pas être accusé de meurtre, alors qu’il était intervenu pour sauver Epstein. De quoi ou de qui voulait-il le sauver ? On ne le saura pas.

Les procureurs adjoints, Jason Swergold et Maurene Comey : « les images contenues dans la vidéo conservée correspondaient à la date et à l’heure exactes, mais qu’elles avaient été filmées à un étage différent de celui où se trouvait la cellule 1 ».

Second suicide, pas de chance : caméra en panne

Les deux caméras à l’extérieur de la cellule d’Epstein ne fonctionnaient pas le 10 août. Selon le « Washington Post », au moins une caméra était en panne. Heureusement le FBI avec son prestigieux laboratoire de Quantico va analyser ces deux caméras. L’article qui l’annonce date du 29 août 2019. Depuis rien. Les caméras sont toujours à l’étude.

Des responsables sévèrement punis

Les deux gardiens se sont endormis pendant trois heures, épuisés par leurs heures supplémentaires, après avoir fait des achats en ligne de meubles et de motos  — là une caméra fonctionnait pour le prouver. Leur local était situé à 4,5 m de la cellule de Jeffrey Epstein, mais ils n’ont rien entendu. Ils sont en congé administratif, mais ils devront effectuer 100 heures de travaux d’intérêt général 

Le directeur de la prison a été muté. Il dirige une autre prison, à Manhattan. Ça tombe bien, ce n’est pas trop loin de son précédent travail.

Après le premier suicide, la psychologue de la prison avait conclu que Epstein n’avait pas de tendances suicidaires, ce qui explique la levée de la surveillance spéciale. Epstein n’avait pas à être protégé de lui-même…

Pendant ce temps-là, en France…

Pendant qu’on monte en épingle les lampistes américains, Jean-Luc Ben Chemoul, alias Brunel, le complice français d’Epstein, est incarcéré en France. Aura-t-il le temps de parler des personnalités françaises qui fréquentaient l’appartement d’Epstein avenue Foch ? On souhaite fort très fort que les caméras vidéos de sa prison fonctionnent.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

Pour aller plus loin avec Marcel D. :

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