Donald Trump reprend la main sur le Moyen-Orient. Après avoir lancé une frappe chirurgicale contre les installations nucléaires iraniennes, l’ancien président américain — de nouveau en campagne — redirige ses efforts vers un autre foyer de tension : Gaza. Et cette fois, il ne s’agit pas de bombarder, mais d’éteindre l’incendie.
Selon Israël Hayom, Trump a exercé une pression directe sur Benjamin Netanyahu pour obtenir la fin des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza dans un délai de deux semaines maximum. Une conversation à quatre, réunissant Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio, Netanyahu et Ron Dermer (ministre des Affaires stratégiques), aurait scellé l’accord.
Une feuille de route claire : cessez-le-feu, otages libérés, exil du Hamas
Le plan discuté prévoit :
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La fin des hostilités à Gaza dans les prochains jours.
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Le retrait du Hamas, remplacé par une administration conjointe arabe (Égypte, Émirats arabes unis, Jordanie…).
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L’élargissement des accords d’Abraham à la Syrie et à l’Arabie saoudite.
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Un processus de normalisation diplomatique avec plusieurs pays musulmans.
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La libération des otages.
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L’accueil de certains civils palestiniens souhaitant émigrer.
À long terme, l’objectif est également de relancer une solution à deux États, dans une version qui garantirait une souveraineté palestinienne encadrée et une présence sécuritaire israélienne restreinte en Judée-Samarie.
Trump veut éviter une escalade régionale
Contrairement à l’image belliqueuse souvent véhiculée par ses détracteurs, Donald Trump montre ici une volonté de stabilisation de la région. Après avoir pris des risques militaires face à l’Iran, il entend éviter une extension du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient.
Sa stratégie : combiner pression diplomatique, résultats concrets, et réalignement régional autour d’un axe de paix durable.
Pourquoi Trump protège Netanyahu… tout en le tenant en laisse ?
Le soutien affiché de Donald Trump à Benjamin Netanyahu n’est ni sentimental, ni désintéressé. Entre les deux hommes, les rancunes sont anciennes : Netanyahu avait publiquement félicité Joe Biden pour sa victoire en 2020, un geste que Trump n’a jamais digéré. En coulisses, la relation est tendue, méfiante, mais pragmatique.
Une alliance de circonstance, pas d’affection
Comme mentionné dans notre dernier article, aujourd’hui, Trump tend la main à Netanyahu non pas par amitié, mais par intérêt stratégique. Trump a besoin de résultats diplomatiques visibles pour faire du business en paix. Mettre fin à la guerre à Gaza, élargir les accords d’Abraham, stabiliser le Moyen-Orient — ce serait pour lui un trophée politique énorme, surtout après avoir calmé le jeu avec l’Iran.
Or, Netanyahu est un obstacle autant qu’un levier : il peut soit saboter ce projet s’il s’entête à faire durer les frappes, soit y adhérer… à condition d’y trouver un avantage personnel.
Le procès de Netanyahu : la clé de sa docilité
Depuis 2020, Netanyahu est accusé de corruption, fraude et abus de confiance. Son procès traîne, recule, se suspend à chaque crise militaire. C’est devenu un mécanisme de survie politique, où la guerre justifie le report des échéances judiciaires.
Trump, parfaitement conscient de cette dynamique, l’utilise à son tour : en échange de son soutien public contre la « chasse aux sorcières » judiciaire visant Netanyahu, il exige l’arrêt immédiat des frappes sur Gaza.
En clair : “Tu veux que j’éteigne ton procès ? Alors tu éteins le massacre à Gaza.”
Mais tout repose sur un point crucial : Netanyahu acceptera-t-il de troquer la guerre contre la paix, au risque de se retrouver seul face à la justice… ou pas ?
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