Confinement : la délation représente jusqu’à 70% des appels dans certaines grandes agglomérations

mise à jour le 24/01/22

Le nombre d’appels dénonçant des personnes qui ne respectent pas les règles du confinement pendant l’épidémie de coronavirus a atteint jusqu’à 70% de la totalité des appels reçus par la police dans les grandes agglomérations, a appris le mardi 14 avril Franceinfo auprès du syndicat Alternative Police.

Le référent adjoint d’Alternative police dans le Grand-Est, Sylvain André, estime sur Franceinfo que c’est dû à « ce système de jalousie qui se met en place » entre les personnes qui n’ont pas les mêmes conditions de confinement. Pour Sylvain André, « dire que la personne a sorti quatre ou cinq fois son chien, que la personne s’est rendue à plusieurs reprises dans un magasin pour faire ses courses, ou dénoncer des jeunes enfants qui sont en train de s’adonner à des pratiques sportives, c’est effectivement un petit peu excessif » et « il n’y a aucune utilité ».

En revanche, le syndicaliste rappelle qu’il est opportun de téléphoner au 17 pour « dénoncer une personne par exemple qui a commis un crime ou un délit, si votre voisin commet des violences conjugales sur son épouse ».

Grand Est

Dans le Grand Est, le syndicat indique que 50% voire 70% des appels reçus par la police sont des appels de délation, précisant que sur 500 appels par jour à Strasbourg plus de la moitié dénoncent des personnes, et sur 27 appels en une heure à Nancy, 22 concernent le non-respect des règles de confinement.

Nouvelle-Aquitaine

Les appels de délation représentent 50% des appels dans la région Nouvelle-Aquitaine mais la tendance est à la baisse, selon le syndicat. Par exemple il n’y a quasiment pas d’appels de délation dans le Poitou-Charente. En revanche, le nombre d’appels de délation s’élève à 90% des appels reçus par la police à Bordeaux après 16 heures.

Pas-de-Calais

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