Football

Interrogatoires interminables et refus d’entrée : Les États-Unis transforment l’accueil des Irakiens à la coupe du monde 2026 en parcours du combattant

Deux membres de la délégation irakienne ont essuyé un accueil pour le moins musclé à leur arrivée aux États-Unis, à quelques jours de la Coupe du Monde 2026. Entre procédures kafkaïennes et refus d’entrée, Chicago a offert à l’Irak un avant-goût des "valeurs" américaines : méfiance systématique et bureaucratie implacable.

mise à jour le 09/06/26

Les États-Unis accueillent l’Irak à la Coupe du Monde 2026 comme on reçoit un ennemi en temps de guerre.

Aymen Hussein, héros national, traité en paria

Aymen Hussein, capitaine et buteur historique de la sélection irakienne, a eu droit à un traitement digne des pires régimes autoritaires. Sept heures d’interrogatoire à l’aéroport de Chicago, sans la moindre explication. Officiellement, une « confusion de nom » aurait justifié cette détention arbitraire. Officieusement, on devine surtout le mépris d’un pays qui, après avoir ravagé l’Irak, se permet maintenant d’humilier ses rescapés.

L’histoire personnelle d’Aymen Hussein est un roman noir à elle seule. Son père, soldat, assassiné par Al-Qaïda après l’invasion américaine de 2003. Son frère aîné, Atheer, enlevé par l’État islamique dans leur village du nord de l’Irak, jamais retrouvé. Malgré ce passé tragique, Aymen a porté l’Irak vers sa première Coupe du Monde en quarante ans, marquant le but décisif qui a scellé la qualification. Ironie du sort : ce même homme, reçu en héros par le Premier ministre irakien, se retrouve traité comme un criminel potentiel sur le sol américain.



Talal Salah, l’œil de l’Irak, indésirable

Talal Salah, photographe officiel de la sélection irakienne, a lui aussi goûté à l’hospitalité américaine. Douze heures de détention, fouille corporelle, perquisition numérique, interrogatoire sans fin. Malgré une accréditation FIFA en règle et un visa valide, les autorités ont jugé bon de lui clouer le bec. Résultat : l’Irak devra se passer de son photographe attitré, celui qui, depuis des années, immortalise les exploits de l’équipe nationale. La FIFA, sollicitée en urgence, n’a pour l’instant obtenu aucune réponse. Preuve, s’il en fallait, que l’organisation internationale a d’autres priorités que la dignité de ses membres.

La Coupe du Monde 2026, terrain de jeu… et de tensions

Ces incidents ne sont pas anodins. Ils révèlent les difficultés rencontrées par les délégations « indésirables » pour fouler le sol américain, même dans le cadre d’un événement planétaire. L’Irak, déjà contrainte de se battre pour se qualifier, doit désormais affronter un adversaire inattendu : l’administration américaine. Sans commentaire officiel, sans justification crédible, ces traitements rappellent cruellement que, pour certains, le rêve américain reste un mirage.

La Coupe du Monde 2026 sera-t-elle celle du football… ou celle de l’arrogance des puissants ?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Soyez acteur du changement en soutenant un journalisme véritablement indépendant et de qualité en vous abonnant à notre média financé par les dons de personnes comme vous.

Accédez à des contenus exclusifs
et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

partagez cet article !

Pas encore de commentaire sur "Interrogatoires interminables et refus d’entrée : Les États-Unis transforment l’accueil des Irakiens à la coupe du monde 2026 en parcours du combattant"

Laisser un commentaire

Newsletter

La Boutique du 4-4-2

Football

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous